Baisse du QI moyen en France : l’influence de l’immigration ?

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L’étude sur la baisse du QI moyen en France de près de 4 points réalisée par Edward Dutton et Richard Lynn n’est pas nouvelle puisqu’elle date de 2015. Cependant, son traitement en France est, lui, tout récent. C’est en effet le 20 juin 2016 que Le Monde  puis Le Point s’émeuvent des conclusions de ce travail scientifique qui conclue que le QI moyen français a baissé de 3,8 points entre 1999 et 2009. De 101,1 à 97,3 en 10 ans.

3,8 points, cela parait peut-être ridicule. En fait, il s’agit d’une baisse énorme à l’échelle d’un pays comme la France. C’est une baisse d’autant plus important qu’il s’agit d’une première. Le QI moyen était constamment à la hausse depuis le début des tests en Europe.

Les QI moyen en hausse : l’Effet Flynn

Cette hausse constante du QI moyen au XXe siècle est connue sous le nom de « l’Effet Flynn » et a d’abord été étudiée aux États-Unis d’Amérique puis dans toute l’Europe occidentale. L’ensemble de la documentation sur cette hausse constante du QI moyen des peuples occidentaux a été réalisée par le chercheur néo-zélandais James R. Flynn qui a donné son nom à ce phénomène. Cependant, en Norvège, Danemark, Royaume-Uni, Suède, Pays-Bas et Finlande, diverses études montrent une baisse visible du QI moyen entre les années 80 et 2000.

Selon les conclusions de Dutton et Lynn, le QI moyen en France aurait baissé de 3,8 points entre 1999 et 2009.

Quelles sont les raisons d’une telle baisse ?

Dutton et Lynn, les auteurs de l’étude, proposent quatre explications. Seules trois ont été relayées par les journalistes du Monde et du Point qui ont finalement expliqué cette baisse par une hypothèse qui n’était pas envisagée par les auteurs de l’étude.

1/ La baisse de qualité de la nourriture

C’est un fait reconnu que la qualité de la nourriture d’un peuple favorise l’augmentation de son QI moyen. La baisse qualitative de la nourriture pourrait être une explication à cette diminution. Cette explication est cependant nuancée, voire abandonnée, par les auteurs de l’étude qui considèrent que l’ampleur mondiale de la baisse du QI moyen invalide sérieusement cette option.

Le Monde et Le Point semblent retenir cette cause en imputant cette baisse du QI moyen en France à l’influence néfaste des perturbateurs endocriniens. C’est pourtant une hypothèse qui n’a pas été évoquée par les auteurs de cette étude.

2/ La baisse de qualité de l’éducation et du goût pour la lecture

La qualité de l’éducation pourrait avoir baissée au point de réduire le QI moyen des Français. Dutton et Lynn y ajoutent la diminution de la lecture. Cette explication est, elle aussi, écartée par les auteurs de cette étude qui considèrent que cela n’aurait pas touché l’ensemble des « intelligences » testées par leurs soins. Or, des intelligences « autres » que celles dépendantes de l’éducation et de la lecture ont diminué également.

3/ Les familles les plus nombreuses ne seraient pas les plus favorables au développement de l’intelligence 

Les auteurs de l’étude envisagent que le nombre d’enfant par femme est aujourd’hui, en moyenne, plus élevé dans des foyers qui permettent moins le développement de l’intelligence. C’est une hypothèse qu’ils considèrent comme sérieuse et qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler le film Idiocracy de Mike judge.

4/ L’immigration massive

Enfin, vient le rôle joué par l’immigration.

Les auteurs sont clairs : « Il se pourrait que ce soit l’augmentation du nombre d’immigrés aux QI bas dans la population française qui explique ce déclin. Cette augmentation [de l’immigration, ndlr] a eu lieu dans toute l’Europe occidentale et un nombre conséquent d’études a démontré que les immigrés d’Afrique du nord et du sud-ouest asiatique ont typiquement un QI moyen compris entre 85 et 90. » Ils relativisent néanmoins l’influence de l’immigration, ne semblant pas penser qu’elle puisse être assez massive pour influencer à ce point le QI moyen. Nous y reviendrons.

Le QI moyen d’un extra-européen est-il différent de celui d’un autochtone ?

Cette question est bien évidemment potentiellement polémique. Mais la science est théoriquement éloignée de ce genre de débats. Un fait est un fait. Tâchons donc de nous en tenir à ceux-ci.

Plusieurs études sont citées en faveur de l’hypothèse d’un QI moyen inférieur de certaines populations, notamment te Nijenhuis, J., de Jong, M. -J., Evers, A., & van der Flier, H. et Kirkegaard. Ce dernier a démontré que, dans le Royaume du Danemark, le QI moyen des jeunes (18-19 ans) militaires extra-européens est de 86,3 contre 100 pour les autochtones. Nous pouvons y ajouter ce schéma récapitulatif, tiré d’une étude de Christopher Eppig pour l’Université de New Mexico faisant le lien entre QI moyen et fréquence des maladies chez l’enfant.

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Cette étude a été publiée dans diverses publications scientifiques comme Scientific American ou News Scientist. Il semblerait donc que certains pays africains possèdent un QI moyen moins élevé que celui des pays occidentaux.

Plusieurs raisons ont été avancées.

Parmi celles-ci, la malnutrition et la fréquence des maladies infantiles semblent pouvoir être considérées comme des facteurs explicatifs importants.

Pour d’autres personnalités intellectuelles, le QI moyen est lié à la race de l’individu. C’est une opinion notamment étudiée et défendue par Hans Eysenck. Celui-ci était, avant sa mort, le psychologue le plus cité par des revues scientifiques anglophones de son vivant.  Pour lui, le QI moyen d’un individu est directement corrélé à sa race. C’est une thèse qu’il a notamment défendu dans son livre L’inégalité de l’homme.

Une immigration assez massive pour influencer les résultats ?

Comme nous l’avons vu précédemment, Dutton et Lynn semblent douter que l’immigration soit assez forte pour provoquer une telle baisse.

Mais l’immigration en provenance du continent africain est massive, la baisse moyenne du QI français trouve donc là un élément d’explication particulièrement pertinent. Nous rappellerons en effet que l’on compte plus de 300 000 entrées par an sur notre territoire si l’on en croit Brice Hortefeux, ancien ministre de l’Intérieur français. Parmi ceux-ci, nombreux sont les Africains du nord et subsahariens dont le QI moyen est moins élevé que celui des Européens.

Il s’agit donc d’une hypothèse plausible, parmi d’autres, de cette baisse significative.

Conclusion

L’immigration massive d’individus appartenant à des populations dont le QI moyen est moins élevé qu’en Europe est une explication plausible de cette baisse de près de 4 points du QI moyen en France entre 1999 et 2009.  Cependant, il est évident que ce n’est pas la seule. Les quatre explications envisagées par Edward Dutton et Richard Lynn jouent sans doute, chacune à leur niveau, un rôle dans cette diminution inquiétante. Les grands médias semblent se focaliser sur l’hypothèse des perturbateurs endocriniens. C’est une hypothèse recevable et à laquelle il parait intéressant d’apporter du crédit même si elle n’est en aucun cas citée par les auteurs de cette étude.

Cependant, cette fixation est tellement intense que ces grands médias semblent en avoir oublié de citer l’hypothèse de l’immigration. C’est d’autant plus étonnant que c’est une hypothèse sérieuse pour Dutton et Lynn et que des éléments probants existent pour appuyer sa validité.

Source : Breizh-info

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L’Utopie Antimilitariste

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(Article paru dans le Journal de Millau du 30 juin 2016)

« Nous exigeons que l’Armée reste dans les limites du camp » … c’est par ce titre impératif que débute un article paru dans le Journal de Millau à la rubrique « Opinons » signé APAL.

Depuis l’annonce de l’arrivée d’une unité de la Légion sur le Larzac, une multitude d’associations, dont beaucoup ne sont que des coquilles vides regroupant quelques nostalgiques des années 70, se sont réveillées, trop occupées qu’elles étaient jusque là par les actions contre le barrage de Sirvens et l’aérodrome de Notre-Dame des Landes. Partant du principe qu’il ne faut jamais laisser les militants dans l’inaction, les « non-violents » se sont jetés sur cette opportunité. A l’affût de la première occasion, la réponse n’a pas tardé. Ainsi, disent-ils, « lors de marches des militaires auraient dépassé les limites du camp ». Scandale sur le Larzac ! Ils ont osé fouler ces terres qui symbolisent tant d’années de durs combats… Devoir de mémoire exige ! « Ces débordements heurtent trop l’Histoire du Larzac pour qu’ils soient tolérés ! » Voilà ce qu’ils osent dire, sans se sourciller de l’outrance d’un tel propos. Le Causse… une terre sacrée réservée aux seuls vétérans d’une lutte passée. Habitués à parquer les brebis, c’est tout naturellement qu’ils veulent cantonner les légionnaires derrière leurs clôtures… ou un Mur, peut-être avec miradors…

Ressortant le vieux poncif simpliste : La guerre c’est mal, la paix c’est bien ! les antimilitaristes se sont fait une image déformée du militaire. Que connaissent-ils de la vie militaire et que comprennent-ils d’un engagement qui inclut la possibilité du sacrifice suprême ? Faut-il rappeler que le soldat met son épée au service de tous, pas au sien propre, que l’Armée n’est pas une bande de voyous qui descend dans la rue pour bruler des voitures, casser des vitrines, brailler pour protéger ses privilèges.

Contrairement à ceux qui prétendent se battre pour les Droits de l’Homme, à coup de pétitions, l’Armée peut donner de multiples preuves concrètes d’interventions humanitaires à travers le monde. Les exemples, ces dernières années ne manquent pas, et des légionnaires y ont laissé leurs vies.

L’antimilitarisme qui a participé dans le passé au désarmement de l’Etat a sa part de responsabilité dans ce qui s’est résumé à une simple promenade pour les envahisseurs, en 40. Du désarmement moral, après le désarmement religieux se poursuit le désarmement du soldat. Tout en découle.

Sans pour autant me satisfaire de la politique israélienne, je suis obligé d’admettre que ce petit pays ne doit sa survie qu’à la militarisation de sa société. Que serait cette nation sans son armée ? Que serait ce pays si ses soldats ne pouvaient se former sur des terrains dédiés à l’entrainement ? Cette querelle à l’encontre de cette unité de Légion est une marque de rancune qui frise l’intolérance.

« Tout être faible est naturellement querelleur, prolonger indéfiniment des querelles ne résout pas les problèmes »

Jean-Pierre AUREGAN

Etre élu (réflexions)

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Je viens de relire un texte de Jean Cau tiré de son traité de morale intitulé : « Les écuries de l’Occident » qui ne manque pas de saveur.

Je ne peux me retenir de vous en soumettre quelques extraits.

« Permettez que je donne à ce mot d’élection une sonorité divine ou impériale. Elu que je le sois par mes pairs, par mes soldats ou mes légions en tête desquelles j’aurai l’honneur de marcher. Que cet honneur me soit vertu. Qu’il me destine, s’il faut au sacrifice. Elu, que je le sois par Dieu ou par les Dieux. Mais par la 3ème circonscription du Tarn et Garonne?…Mais élu parce que je serai le bavard parlementaire de vos intérêts ? Mais élu parce que, pressé ici par les uns, là par les autres, j’aurai accepté par tous d’être aplati et aurai promis tout à tout le monde? Oh, mon Dieu…protégez-moi de ce malheur! »

Quand osera-t-on dire que finalement l’objectif des hommes politiques français, à de très rares exceptions prés, peut se résumer par ce slogan: » Se servir avant de servir » Point besoin de faire campagne, point d’importance d’avoir une culture politique, il suffit de saisir l’opportunité qui vous placera en tête d’une liste d’autres prétendants …et vous voilà propulsé représentant du Peuple!

C’est ainsi que nous assistons, dans notre belle République, et dans tous les partis, à des luttes de petits chefs rivalisant de flagorneries en chausse-trappes pour obtenir cette investiture tant souhaitée.

Qu’a t-il fait de particulier cet homme qui n’a comme obligation que de faire acte de présence quelques jours par an, seulement pendant sa mandature et qui voit son compte en banque doubler ou s’accroitre de quelques euros et d’avantages bienvenus, lui qui tirait peut-être le diable par la queue jusqu’à ce jour?

A quoi croyez-vous qu’il pense, cet heureux,  une fois élu? …A la France…vous voulez rire. Il pense déjà à sa réélection, car il sait que l’échéance s’approchera bien vite et qu’il faudra revenir brutalement à l’époque des vaches maigres. Alors, s’il le faut et s’il n’est pas trop embarrassé de scrupules, commencera pour lui les tractations, les combines, les magouilles de la cuisine électorale et pourquoi pas envisager  le changement de crémerie pour continuer de goûter au bon beurre de la République si généreuse.

Pensez-vous que ce système puisse persister encore bien longtemps?

BELISAIRE

L’exception Française

Xception

Dans d’autres pays ces élus auraient du quitter leurs fonctions depuis longtemps.

BALKANY, au Royaume-uni, serait obligé de démissionner.

THOMAS THEVENOUD ne payait pas ses impôts, en Suède il ne serait plus député.

SERGE DASSAULT en Allemagne devrait quitter son siège.

SYLVIE ANDRIEUX condamnée pour détournements de fonds à 4 ans de prison, elle aurait été chassée du Parlement canadien.

GUERINI ne serait plus sénateur aux Pays Bas.

SARKOZY  aurait du mal à se représenter en Allemagne.

CAHUZAC  aurait payé cher son mensonge aux U.S.A.

Cette liste, extraite de « Capital » du 12/08/2015 est loin d’être exhaustive et vous pouvez la completer à votre choix, à la manière d’un jeu de société, en famille ou entre amis.

JP AUREGAN

Les anti camp du Larzac doivent être chauffés à blanc !

Le 92e régiment d’infanterie champion de tir longue distance devant le 7e BCA et le 3e régiment d’infanterie de marine ! Du 12 au 17 juin 2016 les tireurs d’élite longue distance (TELD) se sont confrontés aux meilleurs équipes militaires d’autres régiments au challenge national TELD dans le Larzac. Unique en son genre, ce challenge alterne 17 épreuves physiques et tactiques : avec plus de quarante kilos sur le dos, les militaires s’élancent tour à tour sur une marche commando… de huit kilomètres puis s’affrontent sur les épreuves de tir longue distance avec des objectifs à plus de 1600 m sur un terrain accidenté.

Ce challenge exige de faire preuve d’abnégation pour réussir les épreuves techniques et physiques où les soldats doivent avoir de grandes compétences en tir et maitriser l’analyse des éléments météorologiques. Tout en évoluant en zone de combat, les équipes ont dû appliquer leur savoir-faire en matière de sauvetage au combat et l’identification de véhicules notamment, avant de s’infiltrer de nuit pour réaliser les tirs avec lunettes infrarouge.

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[1/3] Le challenge TELD doit sa création à la prise de conscience des problématiques d’entraînement spécifiques au tir longue distance. « En 2011-2012, après le passage des compagnies au CEITO, nous avons constaté que le niveau des tireurs d’élite n’était pas exceptionnel, reconnaît le lieutenant-colonel Bernard, directeur de l’entraînement et des évaluations au tir opérationnel (DEETO). Les compétences des hommes n’étaient pas mises en cause. Ils manquaient simplement de temps, de champs de tir et de munitions pour pouvoir s’entraîner correctement. »

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[2/3] L’école d’infanterie a donc demandé au CEITO de recréer une épreuve dédiée au tir longue distance en incluant PGM et FRF2[1]. « Les objectifs sont multiples, continue le chef de la DEETO. Il s’agit avant tout de permettre aux groupes de passer une semaine à faire du tir de précision. C’est aussi l’occasion d’échanger les méthodes de travail. Chaque groupe a ses propres procédures, son astuce de réglage ou de camouflage. C’est une grande famille qui se retrouve, il n’y a pas de secret, tout ce qui peut faire avancer la qualité des équipes TELD est forcement partagé. Pour finir, il y a la compétition, le petit plus qui pousse les équipes à se dépasser. »

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[3/3] Le tir représente plus de 50 % des activités avec l’accent mis sur la gestion des objectifs dans un temps contraint, en état de fatigue. Les situations tactiques sont directement inspirées des retours d’expériences. De nombreux ateliers physiques et tactiques ponctuent les phases de tirs : marches-courses chronométrées, prise en charge et évacuation d’un blessé, infiltration, tir FAMAS et PA, mais aussi tests de mémoire visuelle, d’identification et le réglage d’un tir mortier pour le chef de groupe et ses chefs d’équipes.

Source : Armée de Terre

Le patron de la DGSI : « Nous sommes au bord de la guerre civile ». Au bord ? Non, nous y sommes déjà !

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Un constat effrayant. Formulé par un homme qui sait de quoi il parle.

Patrick Calvar est le chef de la DGSI, les services de renseignements intérieurs. À ce titre, il sait plus de choses que nous autres. À ce titre aussi, il peut, en petit comité, nommer les choses. Donc dire la vérité débarrassée des voiles opaques du journalisme loukoumesque et du politiquement soumis. Voilà donc ce qu’il a dit, selon Le Figaro, devant la commission parlementaire chargée d’enquêter sur les attentats du 13 novembre.

« La France est au bord de la guerre civile ». Des précisions ? Le Figaro, qui avait accès à la déposition de Patrick Calvar, les donne. D’où viendrait l’étincelle qui mettrait le feu aux poudres, transformerait la France en territoire incontrôlé où des groupes prendraient les armes et se feraient justice eux-mêmes ?

Qui verrait une nation en décomposition où alterneraient violences et vengeances du camp d’en face. Où la spirale des affrontements ne s’arrêterait plus. Rien n’est à exclure dans un pays aussi éruptif que la France d’aujourd’hui. (…) Mais l’élément déclencheur peut aussi surgir (…) d’une expédition punitive dans les banlieues ou pour prendre un exemple plus lointain, d’un viol collectif comme celui commis par des immigrés maghrébins à Cologne lors du Nouvel An… Parmi toutes ces sources de dérapage, la plus redoutée reste l’attentat dirigé contre des enfants, la prise d’otages dans une école qui susciterait en retour un déferlement de violence. Le plus haut niveau sur l’échelle de l’insupportable…

« Un viol collectif commis par des immigrés maghrébins », « une expédition punitive dans les banlieues »… Là, on parle français. Très simplement. Une langue oubliée par la plupart de ceux qui nous dirigent et qui nous informent. Patrick Calvar craint la guerre civile ? Eric Zemmour en son temps avait dit la même chose. Il s’est fait lyncher. Va-t-on lyncher le patron de la DGSI ?

Patrick Calvar voit l’avenir en noir. Mais cela ne peut servir à dédouaner le présent. Car la guerre civile, nous y sommes déjà d’une certaine façon. Une guerre civile se définit par l’affrontement armé entre citoyens d’un même pays. Quand des Français vont, au nom de leur religion, massacrer des journalistes et des dessinateurs français, on appelle ça comment ? Quand d’autres Français, inspirés par la même religion, assassinent des jeunes Français pendant un concert, ça a quel nom ? Quand un Français, obéissant à une divinité qu’il se représente comme cruelle, assassine des enfants français à Toulouse, on nomme ça comment ? Quand un Français tue deux autres Français parce qu’ils sont policiers, quels mots faut-il choisir pour qualifier cet acte ?

Pour l’instant, la guerre civile ne fonctionne que dans un sens. Mais certains y sont mieux préparés que d’autres. Nos banlieues sont truffées de kalachnikovs : à 250€ pièce, on aurait tort de s’en priver… Patrick Calvar dit craindre une réaction possible de groupes de « l’ultradroite ». Peut-être a-t-il raison. Pourtant, on voit mal nos identitaires et autres skinheads aller faire leurs provisions de kalachnikovs en banlieue…

Et puisque nous en sommes à la guerre civile, on conclura avec Alain Juppé, qui perd parfois de vraies occasions de se taire. « Si on estime que l’islam n’est pas compatible avec la République, alors on s’achemine vers la guerre civile », a dit l’ancien Premier ministre. C’est traiter avec beaucoup de mépris des millions de Français qui pensent que l’islam doit se soumettre à la République, et non pas l’inverse. C’est aussi insulter inutilement des dizaines de milliers d’Arabes, hommes et femmes, qui se battent quotidiennement contre le voile, contre le salafisme et contre l’emprise grandissante de prédicateurs haineux. Si guerre civile il y a (ou qu’il y aura), c’est de leur côté qu’il faut être.

Comme en amour, il vaut mieux être deux pour faire la guerre. Et parlant de guerre civile, on oublie trop souvent qu’il ne s’agit pas que de l’État contre une partie de sa population, mais trop souvent de différentes factions de la population entre elles. Et si demain les djihadistes passaient du terrorisme à la guérilla urbaine, les forces de l’État seraient-elles les seules à se jeter dans la bataille?

« C’est l’idée de Clausewitz, selon laquelle pour faire une guerre il faut être deux et qu’en particulier celui qui est le vrai responsable de la guerre est d’une certaine façon celui qui se défend. Celui qui agresse évidemment porte une part de responsabilité énorme, mais il n’y a pas de guerre s’il n’y a pas quelqu’un qui se défend contre l’agresseur. »

C’est peut-être dans cette optique — empêcher la guerre civile en empêchant qu’il y ait deux belligérants — que la Commission européenne a poussé les 28 à durcir la législation sur l’achat et la détention d’armes par les particuliers au lendemain des attentats de Paris. Car il est clair que les terroristes et les délinquants de tout ordre se rient de telles mesures qui ne les empêchent jamais d’obtenir des armes. Les citoyens honnêtes, qui pourraient « déraper » sont en revanche dans le collimateur.

Il faudrait donc qu’une partie non négligeable de la population prenne les armes, en réaction aux attentats et autres troubles à l’ordre public pour déclencher une guerre civile, un scénario qui semble peu probable pour Pascal Gauchon, qui envisage un tout autre épilogue à ce que certains qualifient de « choc des civilisations »:

« Je crois qu’un scénario plus probable et plus inquiétant d’une certaine façon peut être envisagé, c’est celui de Houellebecq — dans Soumission — c’est que justement personne ne se défende ».

Source : atlantico.fr

L’Union européenne est morte

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Le peuple ne veut plus de l’UE. Le Brexit pourrait déclencher une avalanche d’événements, à l’exemple de la chute du Mur de Berlin en 1989, même si leur ampleur et sens sont encore à mesurer, estime Pierre Lévy, spécialiste des questions européennes.

Brexit ! L’événement est littéralement historique.

Pour les élites mondialisées, il dépasse les pires cauchemars et était, en réalité, inconcevable.

Pour ceux qui suivent attentivement l’actualité européenne, et sont conscients du rejet populaire croissant que l’UE inspire à juste titre, il était au contraire prévisible.

Tout d’abord, un constat saute aux yeux. Certes, une partie de la bourgeoisie anglaise a soutenu le choix de sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne. Il n’en reste pas moins que le clivage est saisissant : d’un côté, les élites institutionnelles et politiques (et syndicales, à quelques louables exceptions près), la City, les banques, les patrons des grandes entreprises (1300 d’entre eux avaient lancé un ultime appel deux jours avant le scrutin) – et les milieux urbains huppés ; de l’autre, les quartiers populaires, les villes ouvrières et les banlieues délaissées, les régions entières désindustrialisées et à l’abandon.

Cette opposition entre « le haut » et « le bas » de la société est une constante qu’on retrouve dans toutes les consultations sur l’Europe

C’est ce fossé qui a avant tout déterminé le résultat. Il suffit du reste d’écouter les quolibets haineux qui fusent contre ces « milieux défavorisés » dotés d’« un niveau d’éducation inférieur », « irrationnels et mus par la haine ». Ce mépris de classe, rehaussé par la hargne de la défaite, en dit long sur la nature réelle de l’enjeu.

De même qu’en dit long l’interminable liste des membres de la Sainte-Alliance qui, des mois durant, a tout tenté – en particulier un incroyable chantage au chaos – pour éviter le « cataclysme » annoncé : G7, chefs d’Etat et de gouvernement, ministres, dirigeants de multinationales, banquiers, agences de notation, OCDE, FMI… Les USA remportent à cet égard la palme, avec une visite à Londres tout exprès du président Obama…

Certes, chaque pays a sa propre culture politique. Mais cette opposition entre « le haut » et « le bas » de la société est une constante qu’on retrouve dans toutes les consultations sur l’Europe. Car ce bras d’honneur adressé à Bruxelles est le quatrième en moins d’un an. Les Grecs (juillet 2015), les Danois (décembre 2015) et les Néerlandais (avril 2016) avaient déjà fait entendre un Non retentissant lors des référendums portant sur l’Europe.

Le terme même de « communauté de destin » dit tout : interdiction de faire des choix différents de ceux de la « communauté » 

Cette géographie sociale du refus de l’intégration européenne avait été particulièrement impressionnante lors du référendum français de mai 2005 qui rejeta le traité constitutionnel européen (TCE). Un scrutin qui constituait en quelque sorte un premier tremblement de terre au sein de l’UE.

A l’époque, ce sont bien les ouvriers, et plus généralement le monde du travail, les exploités, les dominés, qui s’étaient révoltés contre le projet européen dont on pourrait résumer ainsi l’objectif le plus essentiel : enlever aux peuples (« peuples » au sens politique, et non ethnique) la liberté de déterminer les grands choix qui conditionnent leur avenir. Le terme même de « communauté de destin » (comme se définit l’UE) dit tout : interdiction de faire des choix différents de ceux de la « communauté » ; et, surtout, le « destin » dépasse la volonté humaine…

On notera au passage que la plus haute distinction accordée par l’Union européenne s’appelle le « prix Charlemagne ». Un choix qui en dit long sur les ambitions impériales de cette « construction », qui fut, dès l’immédiat après-guerre, activement promue par Washington.

Certes, cette volonté de récupérer sa liberté politique collective – le terme juridique est souveraineté, un concept souvent caricaturé, alors qu’il s’agit du cadre même de la démocratie réelle – relève plus souvent de l’aspiration collective que d’une motivation explicite de chaque citoyen. Reste que les électeurs britanniques n’ont sans doute pas oublié comment fut bafoué le Non français au TCE, de même que la manière humiliante dont furent traités les Irlandais lorsqu’on leur demanda – par deux fois – de recommencer leur vote parce qu’ils n’avaient pas donné la bonne réponse du premier coup…

Une telle forfaiture ne sera pas possible avec les Anglais. Ceux-ci viennent de délivrer un message simple : on peut s’en aller. La conséquence est certaine : l’Union européenne est morte. Seules la forme et l’échéance de l’agonie sont inconnues.

En 1989, la chute du Mur de Berlin ouvrait une ère où les dirigeants occidentaux ont espéré étendre leur domination sur le monde entier, dessaisir les peuples de leur liberté, et en profiter pour imposer des reculs sociaux littéralement sans précédent.

La suite n’est pas écrite. Mais un formidable retournement du rapport de force s’est esquissé le 23 juin 2016. On suggère à tous les progressistes d’en mesurer l’ampleur.

Et le sens.

Source : Russia Today

Le court discours de Vladimir Poutine

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Le temps est venu pour nos leaders élus de prêter attention au conseil de Vladimir Poutine. Est-ce si effrayant que cela ?

Vladimir Poutine, le président russe, s’est adressé à la Dūmā relativement aux rapports tendus avec des minorités en Russie :

– « En Russie chacun doit vivre comme des russes. N’importe quelle minorité, de n’importe où, si elle veut vivre en Russie, marcher et manger en Russie, devrait parler le russe et devrait respecter les lois russes.

S’ ils préfèrent la Loi de la Charia et vivre selon les préceptes musulmans alors nous leur conseillons d’aller vivre là où telle est la loi nationale. La Russie n’a pas besoin de minorités musulmanes.

Les minorités ont besoin de la Russie et nous ne leur accorderons pas de privilèges spéciaux ni n’essaierons de changer nos lois pour les adapter à leurs désirs, peu importe leurs hurlements contre notre prétendue ‘discrimination’.

Nous ne tolérerons pas de manque de respect à notre culture russe.

Nous devrions savoir tirer les conséquences des suicides de l’Amérique, l’Angleterre, la Hollande et la France, si nous voulons survivre en tant que nation.

Les musulmans reprennent ces pays mais ils ne prendront pas le contrôle de la Russie. Les coutumes russes et nos traditions ne sont pas compatibles avec leur manque de culture ou leurs coutumes primitives.

Lorsque cette honorable assemblée pense à créer de nouvelles lois, elle doit prendre essentiellement en considération l’intérêt national russe et, considérant que les minorités musulmanes ne sont pas des russes, elle ne doit pas prendre en compte la Charia, la loi des musulmans. »

C’est par une ovation debout de cinq minutes que les membres de la Dūmā ont salué ce discours de Vladimir Poutine.

IN MEMORIAM – Jean-Michel Cassan

Brejnev

Il était de ceux qui étaient prêts à lutter contre les Soviétiques, si (L’opération Pierre le Grand invasion de l’Europe de l’ouest avait eu lieu). Puis vint la chute de L’URSS, qu’il accueillera avec soulagement, il restera toute sa vie Nationaliste, avec sa tendance Royaliste. Il avait connu le GUD, puis ORDRE NOUVEAU, amis de POPEYE (surnom de Roger Holeindre). Un Historique du Front National, qu’il ralliera en 1984. C’est lors d’un repas FN 12 au restaurant du PAS en 1985 que je fis sa connaissance avec Jean Pierre Auregan, depuis ce jour-là une amitié est née.

Que de combats politiques, de campagnes d’affichage, de coups tordus, de bulles, d’actions d’affichage sur les cocos. Pour nous tu étais l’ami, le militant, et je me souviens de Madame Sophie Figuier-Dolcet, ancienne SD du FN 12, qui disait de lui «Il est toujours prêt à militer, il faut parfois le retenir, mais en plus il nous fait rire, car il ressemble à l’acteur Gérard Juniot, mais avec des cheveux », je confirme il est vrai qu’il avait quelques traits de l’acteur.

Adieu ami Jean Michel, tu vas « là-haut » rencontrer tes grands anciens, les Jean de Brem, Pierre Sergent. Bastien Thiery, et les autres qui était tes références, car la liste est longue. Tu vas pouvoir entonner ce que l’on chantait lors des diners débats dans les années 80.90 : les Lansquenets, les Chacals, la Royale, je ne regrette rien version 1er REP.

Adieu.

ISIDORE.

15 siècles d’islam expliquent ce qui se passe aujourd’hui

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La « coexistence » entre, d’une part, Judaïsme et Chrétienté, et d’autre part, Islam semble — partout dans le monde — ne pas aller de soi (extraits adaptés ; source en bas de page) : la France n’est pas, à ce titre, une exception.

Les débats auxquels nous assistons sur le sujet sont désormais quotidiens.

Parmi les arguments le plus souvent invoqués contre les Chrétiens figure en bonne place le reproche d’avoir gravement, à au moins deux reprises, agressé les Musulmans : lors des croisades, puis, huit siècles plus tard, lors de la colonisation.

Ces « péchés », régulièrement invoqués par ceux qui ne semblent pas les avoir « digérés », feraient passer pour un juste retour des choses leur afflux massif en terre chrétienne et leur revendication du droit d’y affirmer leur foi.

Un tel argument est très largement repris chez nous : « avec tout ce qu’on leur a fait, on ne l’a pas volé ».

Ces reproches doivent toutefois être replacés dans une perspective historique plus large que celle du dernier siècle, ou même du dernier millénaire.

Sans entrer dans les détails, il importe de rappeler quelques faits.

Le premier est la conversion au christianisme de l’empereur romain Constantin en 323.

Presque du jour au lendemain, et pacifiquement, un Empire s’étendant d’est en ouest de l’actuel Iran à l’actuel Maroc, et du nord au sud de l’Écosse à l’Égypte, devient donc chrétien. Constantin, pour marquer cette rupture, transfère en 330 sa capitale de Rome à Byzance, qui prend le nom de Constantinopolis, la « ville de Constantin ».

Lorsqu’en 613 l’Islam fait irruption dans l’Histoire, le bassin méditerranéen est donc chrétien depuis trois siècles.

La nouvelle religion se répand dès la mort du Prophète comme une traînée de poudre et toujours par le moyen de la guerre. Le Moyen-Orient (Syrie, Palestine, Égypte…) est subjugué entre 635 et 642, le Maghreb entre 660 et 710, l’Espagne dans les années 720, la France l’aurait été si Charles Martel n’avait remporté la victoire de Poitiers (732).

C’est donc en un siècle un énorme pan de la Chrétienté, comprenant les Lieux Saints, qui est par force islamisé.

Dans certaines régions (le Maghreb de saint Augustin), notre religion est totalement éradiquée.

Pendant près de cinq siècles, les Chrétiens purent toutefois continuer à se rendre en Terre Sainte. Le pèlerinage à Jérusalem est alors très répandu, mais devient de plus en plus périlleux jusqu’en 1078, où les Musulmans en interdisent complètement l’accès aux Chrétiens.

La première croisade eut donc pour objectif de réouvrir aux pèlerins la route de Jérusalem que leur interdisaient les Musulmans. Elle aboutit à la prise de la ville et à la reconstitution en Terre Sainte d’un éphémère État chrétien (1099-1291).

A la même époque, l’Espagne entreprenait de se libérer du joug arabe par la Reconquista (« de sinistre mémoire » a-t-on récemment pu entendre à la radio).

Le célèbre Cid de Corneille fut l’un des artisans de cette longue guerre, très dure puisque si la victoire chrétienne de Las Navas de Tolosa en 1212 est considérée comme un événement décisif, il fallut attendre 1492 pour que les armées d’Isabelle la Catholique mettent un terme définitif (?) à l’existence du Royaume islamique de Grenade (« et à la tolérance religieuse qui y régnait », nous apprend le journal Le Monde).

Aujourd’hui encore les Musulmans ont la nostalgie de l’Espagne islamique.

Le roi d’Arabie, de passage en Andalousie, a récemment demandé que la cathédrale de Séville soit rendue à l’Islam. L’archevêque de la ville lui a répondu qu’il faudrait d’abord rendre Sainte-Sophie de Constantinople au culte chrétien.

Car à l’époque même où l’Espagne se libérait du joug musulman, l’Empire byzantin succombait. Comme par un phénomène de vases communicants, le reflux de l’Islam en Espagne fut contemporain de sa formidable progression en Grèce et dans les Balkans. En 1453, Constantinople, capitale millénaire du premier empire chrétien, tombe entre les mains de l’Empire musulman des Ottomans, qui en font leur capitale (le nom d’Istanbul est une dégradation de celui de Constantinopolis).

La progression islamique se poursuit jusqu’au cœur de l’Europe : la Serbie chrétienne succombe à la bataille de Kossovo (1389).

On peut lire à ce sujet dans le dictionnaire d’Histoire universelle : « pendant près de trois siècles, le peuple serbe allait être soumis à une tyrannie très dure ; beaucoup de grandes familles serbes furent exterminées, le peuple réduit en servitude et des milliers d’enfants enlevés pour être élevés dans l’Islam et enrégimentés dans le corps des janissaires ».

On comprend mieux la « sensibilité » des Serbes par rapport à la question musulmane, notamment au Kosovo.

Puis c’est la Bulgarie, l’actuelle Roumanie, la Hongrie qui succombent à leur tour. En 1683 (il y a trois siècles), les Musulmans assiègent Vienne dont la population, pour ne pas paraître affamée, leur lance par-dessus les remparts des petits pains en forme de croissants, symbole de l’Islam.

Ces « viennoiseries » auront la vie longue, mais qui se souvient encore de leur histoire ? C’est une intervention polonaise (déjà la Pologne !) qui délivre la capitale autrichienne.

Comme en Espagne commencera alors dans les Balkans une lente et sanglante Reconquista.

Les Musulmans se montrent particulièrement cruels dans la répression des insurrections chrétiennes (le massacre de toute la population de l’île de Chio, en 1822, a été « immortalisé » par Victor Hugo).

La Grèce n’est libérée qu’en 1830, après quatre siècles d’occupation, la Bulgarie en 1876, la Bosnie en 1913.

En 1914 commence la première guerre mondiale, et c’est une époque charnière. L’Empire Ottoman s’allie en effet aux empires allemand et austro-hongrois. Il profite des hostilités pour en finir avec l’importante communauté arménienne (1,5 millions de morts).

Vaincu en 1918, l’Empire est démantelé en 1919 par le traité de Sèvres. Il n’existe plus depuis cette date d’État musulman unifié, mais des États islamiques indépendants et souvent rivaux les uns des autres. Le traité de Lausanne (1923) confirma (étrange amnésie ou volonté symbolique des puissances occidentales, devenues « « laïques » ?) le maintien de Constantinople-Istanbul dans la République turque.

Les derniers temps de l’Empire Ottoman ont vu les puissances occidentales profiter de son état « d’homme malade ». C’est la « colonisation ».

L’Algérie, la Tunisie et le Maroc ont été occupés par la France pendant respectivement 130, 80 et 40 ans ; l’Égypte par les Britanniques pendant 50 ans.

Ceux qui depuis cinq siècles campent à Constantinople nous invitent quotidiennement à battre notre coulpe pour quelques décennies de colonisation, ce que nous faisons bien volontiers. Mais si de nombreuses injustices ont certes été commises pendant cette brève période, il est en tout cas une chose que personne ne pourra venir reprocher aux « Chrétiens » : celle d’avoir tenté de convertir à leur foi les populations musulmanes des pays colonisés.

Voici donc le tableau des grands mouvements de flux et de reflux qui ont caractérisé les relations Chrétienté-Islam depuis près de 1500 ans.

Il est caractérisé par un fait essentiel : la volonté constante d’expansion de l’Islam – pour qui le monde est divisé en deux parties : une « Maison de l’Islam » (Dar-el-islam) et une « Maison de la guerre » (Dar-el-harb – au détriment de la Chrétienté.

L’Occident déchristianisé et amnésique s’imagine que l’Histoire a commencé avec la Révolution française, et que la colonisation résume donc nos relations avec le monde musulman.

Ce dernier, qui a la mémoire plus longue, joue à fond de cet argument culpabilisant et inhibant. De la rancune des croisades à la nostalgie de l’Espagne islamique, il n’a, lui, rien oublié. Apparemment moins disposés que les Chrétiens à l’examen de conscience et à l’autocritique, les Musulmans leur font reproche d’avoir, même temporairement, reconquis d’anciennes terres chrétiennes.

Comme en leur temps les Marxistes, ils semblent considérer que l’Histoire est à sens unique, et que toute tentative d’en remonter le cours est proprement scandaleuse.

Aujourd’hui l’éclatement de la Maison de l’Islam rend impossible le retour des invasions militaires que la Chrétienté a connues de sa part pendant des siècles. Mais l’on sent bien le défi que constitue pour les Chrétiens l’afflux pacifique dans leurs pays de millions de Musulmans porteurs d’une vision qui a le mérite d’être claire.

De ce fait les propos de l’imam d’Oyonnax, il y a quelques années, pour qui la France serait un jour une république islamique, ne sont pas une maladresse ou une « bavure ».

La ligne de front s’est aujourd’hui déplacée jusqu’au cœur de notre pays, de nos villes. La France est (re-) devenue Maison de la guerre, même s’il ne s’agit pas forcément d’une guerre au sens militaire.

Si nous devons relever ce défi en chrétiens, avec amour et espérance, nous ne devons pas en revanche nous voiler la face : quinze siècles nous éclairent sur le sens de ce que nous vivons aujourd’hui.

Reproduction autorisée avec la mention suivante :

Source : Jean-François Chemain, Kiffe la France, éditions Via Romana.