Eglises de Millau : face au tribunal le suspect reste muet

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Le pyromane présumé devait être jugé dès mercredi à Rodez, mais un supplément d’information a été requis.

Après quarante-huit de garde à vue, l’homme de 22 ans interpellé lundi pour avoir causé des départs de feu dans deux églises à Millau (avant d’allumer des papiers dans une troisième, sans conséquence) a été présenté en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Rodez, mercredi après-midi.

Cette procédure est réservée aux faits simples et clairs, pour lesquels une enquête poussée n’est pas nécessaire. Mais l’audience n’est pas allée à son terme, le tribunal finissant par demander un supplément d’information, après que la défense eut mis en cause l’expertise psychiatrique du prévenu.

Dès le début de l’audience, ce dernier s’est révélé incapable de prononcer un mot, face au juge Denis Goumont. Tout juste a-t-il expliqué « être énervé, ce jour-là », en reconnaissant les faits qui lui sont reprochés. Le magistrat a ensuite relevé qu’il était retourné chez lui se changer, entre la deuxième et la troisième église visitée. « Vous avez dit que vous ne vouliez pas être reconnu. Pour quelle raison ? » Pas de réponse.

Aucune connotation islamiste, selon le Ministère public

De son côté, Frédéric Coulomb, le représentant du Ministère public, a fermement exclu tout acte « à connotation radicale ou islamiste ». Mais il a décrit le prévenu comme dangereux (« on peut le qualifier de pyromane ») et requis neuf mois de prison avec mandat de dépôt, obligation de soins et suivi socio-judiciaire pendant cinq ans. Au nom de la défense, Me Cédric Galandrin a déploré avec insistance la faiblesse de l’expertise psychiatrique de son client, qu’il a qualifiée de « honteuse », et prévenu d’une « catastrophe judiciaire » à venir. Le tribunal l’a entendu et a décidé de demander un supplément d’information. Le prévenu sera jugé le 12 octobre prochain.

Connu pour des faits similaires

En fin d’après-midi, lors d’une entrevue avec la presse, le procureur de la République, Yves Delpérié, a tenu à « saluer la réactivité de la police » millavoise dans cette affaire. Dès les premiers signalements, l’ensemble des fonctionnaires ont été mobilisés autour des églises de la ville. « Le travail effectué en amont, dans le cadre du plan Vigipirate, et notamment avec les responsables des lieux de cultes, nous a permis d’être très efficaces », a expliqué Noël Torrès, directeur départemental de la sécurité publique (DDSP).

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Le suspect avait été interpellé alors qu’il sortait de l’église Saint-François, lundi vers 17 h. Vers 14 h 30, il avait tenté de mettre le feu à un retable consacré à Saint-Antoine, dans l’église Notre-Dame-de-l’Espinasse. Deux personnes avaient éteint les flammes avec de l’eau bénite. Un premier incendie – le plus grave – avait été déclenché vers 13 h au Sacré-Cœur, où un autre retable de Saint-Antoine a été partiellement détruit. Le jeune homme de 22 ans, de nationalité marocaine, était déjà connu de la justice pour des départs de feux volontaires commis à Paris et à Millau.

Source : Midi Libre

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Auteur : Lou Roumegaire

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