Payer les députés comme des cadres sup’? Ce qu’a (à peu près) voulu dire Macron

macron2Voici la nouvelle proposition saugrenue de Macron, nos concitoyens qui survivent misérablement apprécieront …

Le candidat à l’élection présidentielle d’En Marche! a proposé mardi d’augmenter la rémunération des députés pour que ces derniers soient payés « comme des cadres supérieurs ». Une formule surprenante au premier abord.

Les députés sont-ils sous-payés? Posée ainsi, la question pourrait servir la polémique. Mais elle se pose tout de même en cette campagne présidentielle, alors qu’Emmanuel Macron assume désormais franchement sa volonté de voir augmenter la rémunération des élus de l’Assemblée nationale. Invité mardi du média Explicite, le candidat En Marche! a défendu la nécessité de « payer les parlementaires comme des cadres supérieurs », car « on n’attire personne du privé qui prend le risque d’arrêter son travail avec 2000 ou 3000 euros par mois. »

Le problème, dans l’histoire, c’est que les députés gagnent en réalité bien plus que 2000 ou 3000 euros par mois. Les indemnités de base leur rapportent 5581,05 euros brut, auxquels il faut encore ajouter les indemnités de résidence et de fonction, leur permettant de dépasser les 7100 euros brut mensuels. Autre souci: les cadres supérieurs ne gagnent, en moyenne, que 4000 euros net par mois. Difficile, dans ces conditions, d’utiliser leur cas comme base de rémunération des députés.

Les nouveaux émoluments ne sont pas connus
L’équipe du candidat a bien voulu livrer quelques informations supplémentaires, concédant, pour commencer, que la référence aux cadres supérieurs était un terme « générique ». « Les cadres dont parle Emmanuel Macron sont plutôt des cadres dirigeants », explique-t-on.

Pour l’heure, le montant de l’augmentation envisagé par le candidat n’est pas arrêté. Le 3 février dernier, l’essayiste Alain Minc, qui venait de se mettre en marche, proposait de porter la rémunération à environ 10 000 euros. « Ce sujet mérite une étude minutieuse avec des experts, pour répondre aux préoccupations des élus. » Cette proposition d’Emmanuel Macron découlerait des remontées du terrain, avec des élus qui estiment ne pas être rémunérés à la hauteur de leur fonction. « C’est un sentiment global, qui dépasse la seule rémunération. Il faut tenir compte de la responsabilité qui leur incombe, de la lourdeur de la tâche, de leur temps de travail », développe-t-on au sein du mouvement En Marche!

Difficile, pour le moment, d’y voir plus clair sur les modalités de la réforme. « Il s’agit de rémunérer davantage les parlementaires, en tenant compte du fait qu’ils seront moins nombreux, et de la nécessité d’en finir avec la non fiscalisation de certains de leurs revenus ». En clair, les députés seraient mieux payés, mais devraient verser plus d’impôts. Impossible, pour l’heure, de savoir par exemple si la controversée indemnité représentative de frais de mandat (IRFM), qui leur permet aujourd’hui de régler leurs frais professionnels, sera par exemple intégrée directement dans une rémunération unique.

Un moyen de lutter contre les conflits d’intérêts?
D’autres paramètres justifient cette proposition. Emmanuel Macron en fait une réponse aux risques de conflits d’intérêts, avec des élus qui cherchent aujourd’hui à gonfler leurs revenus en lançant des activités de conseil, comme l’a fait François Fillon, ou en exerçant en tant qu’avocat. « Aujourd’hui, on a des parlementaires qui cherchent des expédients qui ne sont pas satisfaisants », relève un membre de l’équipe de campagne. Il s’agit d’éviter qu’ils aient recours à ce type de pratiques. » Le candidat compte en effet interdire les activités de conseil aux parlementaires.

Enfin, ils pourraient toucher pour s’entourer davantage. Rappelons qu’à ce jour, les élus bénéficient d’une enveloppe dédiée à la rémunération de leurs collaborateurs. « Souvent, les députés ont très peu d’équipes. Les assistants parlementaires sont mal payés, sans rapport avec leur niveau de compétence et le travail effectué. » La réforme ferait partie des priorités d’Emmanuel Macron. « C’est l’une des grandes priorités, qui fait partie de l’un des six chantiers prioritaires. Tout cela sera regardé très rapidement après l’élection, dans un souci de transparence. »

Source : l’Express

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Auteur : Lou Roumegaire

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