Georges Boudarel (1953-1991) Communisme & Guerre Froide

Rubrique histoire présentée par Isidore

Boudarel devant l’Histoire : l’inventaire impossible. La Fabrique de l’Histoire sur France Culture d’Emmanuel Levantin. Documentaire de Séverine Nikel et Renaud Dalmar avec Pierre Brocheux, Daniel Hémery (historiens), Pierre-Alban Thomas (officier), François Godement (sinologue), Guy Simon (général), Wladyslas Sobanski (rescapé du camp 113).

14.02.2012 « Il est heureux que le Nuremberg du communisme commence par la France. » (Jean-Marc Varaut, avocat, à propos du procès Boudarel, 1991)

Le 13 février 1991, au Sénat, lors d’un colloque consacré au Vietnam, Georges Boudarel, maître assistant à Paris-VII et historien du Vietnam, est violemment pris à partie par un ancien ministre de Valery Giscard d’Estaing. Jean-Jacques Beucler accuse : Boudarel est un criminel, il a « du sang sur les mains ». Il est le « commissaire politique  » du camp 113, un camp du Vietminh où des dizaines de soldats français sont morts de privations et mauvais traitements pendant la guerre d’Indochine.

Dans les jours suivants, les réactions s’emballent, les témoignages à charge déferlent. Pendant plusieurs semaines, l’affaire occupe les gros titres de la presse. Lionel Jospin, ministre de l’Education nationale, qualifie Boudarel de « kapo ». André Méric, au secrétariat d’Etat aux Anciens Combattants, dénonce en lui un traître. Georges Boudarel reconnaît s’être rallié au Vietminh mais il se défend de tout crime. Et, s’il a rompu avec le communisme, il n’entend pas battre sa coulpe. On découvre le destin d’exception de cet inconnu, petit professeur communiste passé du lycée de Saigon à la haute région du Tonkin pour faire la rééducation politique de prisonniers mourant de faim et de maladie. Les anticolonialistes, Pierre Vidal-Naquet en tête, et nombre d’universitaires spécialistes de l’Asie pétitionnent en sa faveur. Les faits ont beau être amnistiés depuis 1966, une plainte pour crime contre l’humanité est déposée par l’association des anciens prisonniers de l’Indochine. On fait le parallèle entre Boudarel et Barbie, ou Touvier. L’avocat Jean-Marc Varaut tonne que « le Nuremberg du communisme » va commencer par la France… L’extrême droite se déchaîne.

La première guerre du Golfe vient d’éclater. Un peu plus d’un an après la chute du mur de Berlin, l’URSS est sur le point de s’effondrer. Le communisme est mort à l’Est. L’étoile des combattants du Nord-Vietnam a pâli depuis longtemps. L’heure est à la mémoire et à l’inventaire du passé, mémoire de Vichy et de la persécution des Juifs, mémoire des guerres coloniales, procès Barbie et Touvier. Les anciens combattants, eux, ont l’âge de la retraite. Ils se sont regroupés en associations. Certains espèrent une réhabilitation de la « sale guerre ». Les rescapés des camps du Vietminh viennent d’obtenir un statut analogue à celui des déportés de la Seconde Guerre mondiale. L’affaire offre une tribune à leurs souffrances.

Entre les accusations des anciens soldats et les justifications anticolonialistes, où est le vrai ? En 1991, l’engagement de Georges Boudarel est devenu incompréhensible. Quant à l’inventaire des responsabilités, il semble impossible : sur la question des prisonniers de guerre français et vietnamiens, comme sur celle du soutien de la gauche occidentale à des mouvements de libération devenus des dictatures. L’affaire, de ce point de vue, est un chassé-croisé de vérités partielles, de mensonges et de non-dits.

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intervenants :

  • défense de Boudarel : Pierre Brocheux, Daniel Hémery, Pierre Vidal-Naquet, Pierre-Alban Thomas, Maurice Nadeau, Jean Lacouture, Serge Lewisch *plutôt modéré: François Godement
  • accusation de Boudarel : Jean-Jacques Beucler, Wladyslas Sobanski, Guy Simon, Jean-Marc Varaut

Pasteur et Koch : un duel de géants dans le monde des microbes

Légendes de la science, le Français Louis Pasteur et l’Allemand Robert Koch se sont affrontés à l’heure de la découverte de la transmission des maladies par les microbes. Un tournant captivant dans l’histoire de la médecine. À la fin du XIXe siècle, le chimiste Louis Pasteur, déjà célèbre pour ses travaux sur la fermentation, a l’intuition que des micro-organismes pourraient être à l’origine des maladies infectieuses. Mais c’est à un total inconnu que l’on en doit la démonstration scientifique : médecin de campagne, Robert Koch est parvenu à identifier la bactérie responsable de la fièvre charbonneuse, qui décime les troupeaux. Vexé, Pasteur affine les résultats de son concurrent avec un coup d’éclat : en 1881, il inocule une forme atténuée de la maladie du charbon à une cinquantaine de moutons. La campagne de vaccination est couronnée de succès et le Français est acclamé par-delà les cercles scientifiques. Mais publiquement, Pasteur omet de mentionner les travaux de Koch. La rivalité entre eux s’intensifie alors, exacerbée par l’antagonisme entre leurs deux pays. Tuberculose, choléra, rage, peste, diphtérie… : à travers leur duel, la lutte contre les pandémies de l’époque connaît des avancées spectaculaires.

 

Le voeu de Louis XIII consacre la France à la Sainte Marie

consecration

Le 10 février 1638, dans un acte solennel qui deviendra une loi fondamentale enregistrée par le Parlement, le roi Louis XIII consacre « sa personne, son État, sa couronne et ses sujets » à la Sainte Vierge Marie, confirmant ainsi l’antique adage venu des Francs : « Le royaume de France est le royaume de Marie. »

Les débuts du règne du jeune Louis XIII furent agités par de sourdes trahisons (Gaston d’Orléans, Marie de Médicis, Concini et la reine elle-même), des guerres incertaines (La Rochelle, Espagne, Corbie, etc.) et de graves ennuis de santé personnels (abcès au ventre). Mais à chaque fois, le roi obtint heureuse issue en s’en remettant avec confiance et piété à la Mère de Dieu. Finalement, en 1636, la Sainte Vierge inspire à Mère Anne-Marie de Jésus Crucifié, religieuse stigmatisée que le Cardinal de Richelieu tenait en grande estime, l’idée que la France lui soit consacrée.

L’année suivante, le roi Louis XIII fait cet acte « dans le secret de son cœur » et avec la reine, Anne d’Autriche, il multiplie les prières et les pèlerinages pour obtenir un héritier attendu depuis 22 ans. La Mère de Dieu répond en apparaissant à Frère Fiacre, un religieux du couvent de Notre-Dame des Victoires, tout juste fondé par le roi en reconnaissance de ses premiers succès. Elle demande trois neuvaines à Notre-Dame de Cotignac en Provence, Notre-Dame de Paris et Notre-Dame des Victoires. Le caractère miraculeux de cette apparition est rapidement reconnu et la reine est prévenue. Le Frère Fiacre achève les trois neuvaines le 5 décembre 1637 : neuf mois jour pour jour avant la naissance de Louis XIV, qui recevra le nom de baptême de « Louis Dieudonné ». Avant cela, dès que la reine est certaine de sa grossesse, et sans attendre la naissance pour savoir si l’enfant serait un garçon ou une fille, Louis XIII publie le 10 février 1638 l’Édit officiel qui consacre solennellement la France à Marie. Le roi veillera à ce que cet Édit soit enregistré par le Parlement comme loi fondamentale du royaume et acte de l’autorité souveraine. Il instaure aussi une procession chaque année le 15 août pour la fête de l’Assomption, dans toutes les églises de tous les diocèses du royaume et requiert une représentation de son acte de consécration dans le chœur de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

« Tant de grâces si évidentes font que nous avons cru être obligés de nous consacrer à la grandeur de Dieu par son Fils rabaissé jusqu’à nous et à ce Fils par sa Mère élevée jusqu’à lui, en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre État, notre couronne et tous nos sujets. Nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter les rendront hosties agréables et c’est chose bien raisonnable qu’ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces. »

Ce vœu solennel et la naissance du Dauphin si attendu déclenchèrent une véritable allégresse : « Jamais aucun peuple, dans aucune occasion, n’a montré plus d’allégresse : c’est une grande et sûre preuve d’amour des sujets pour leur roi, quand ils accueillent avec de tels transports d’être gouvernés par sa postérité », a écrit l’ambassadeur protestant de Suède Grotius en septembre 1638. « Depuis ce vœu, la France a ressenti les effets de cette puissante protection. Toutes nos affaires reprirent (…) avec tant de bonheur qu’il semble que ce soit un songe, ou que nos ennemis aient perdu cette haute estime qu’ils se donnaient de vouloir faire la loi à toutes les nations et surtout d’humilier la nôtre », a écrit l’historien Lepré-Balain en 1647.

Cet acte de consécration, issu d’une conviction et d’une concertation sans ombre, éclairé par une solide doctrine, scella et perpétua en France « royaume de Marie » une confiance en la Vierge qui se transmit de génération en génération, avec des fruits incalculables, dans les diocèses, les paroisses, les familles et dans les cœurs, et c’est encore à ce vœu solennel que fit référence le Pape Pie XI quand il proclama officiellement Notre-Dame de l’Assomption patronne principale de France, en 1922.

Mgr René Laurentin – Théologien, écrivain, expert en Mariologie

Charles de Gaulle : un porte-avions modernisé

En avril 2019, le Journal de la Défense vous embarque à bord du porte-avions Charles de Gaulle. Après 18 mois de travaux, le bâtiment abrite désormais tous les équipements nécessaires au combat moderne. Préparez-vous à découvrir les coulisses du plus imposant navire de guerre français, armé en opération par 1900 marins !

La Mort Noire (1348)

Dans son roman Le Fléau de Dieu, paru chez Flammarion, Andrea Japp raconte les ravages de la Grande Peste, au milieu du XIVe siècle. Franck Ferrand a choisi de consacrer une émission à cette page effrayante de l’histoire. La Grande Peste de 1348 a décimé plus d’un tiers de toute la population européenne. C’est sans doute le plus grand fléau que l’on ait connu dans l’histoire occidentale. Franck Ferrand a convié cet après-midi une médiéviste avertie, que connaissent bien les étudiants de la Sorbonne : Claude Gauvard.

Liberté de prescription

Nivaquine

Nous voilà parti pour un confinement à durée indéterminée. Les 15 jours du début de l’épidémie étaient, et on pouvait s’en douter, trop optimistes. On connait les négligences coupables du Gouvernement, inutile d’y revenir en détail, mais du côté des victimes potentielles du virus, que nous sommes tous, il manque une prise de conscience de la gravité de la maladie qu’il entraîne. Et par conséquent, un manque de précautions évident.

On le voit dans la rue et on l’entend sur toutes les radios : Les gens sont imprudents et font encore comme à l’ordinaire. Comme le dit Michel Onfray : « Il suffit que quelques tribus (la diversité des banlieues) refusent le confinement pour qu’il ne serve à rien ».

Ainsi, le danger peut perdurer encore très longtemps, et ceux qui respectent les consignes paieront pour les réfractaires. Avec, un autre facteur qui risque de s’ajouter à une durée indéterminée de confinement, ce serait la mutation du virus, selon certains virologues, et qui serait désastreux.

Alors le remède du Dr Raoult sera-t-il enfin mis sur le marché, généralisé et prescrit par les généralistes ? Il n’a encore pas fait la preuve scientifique de son efficacité, selon certaines voix qui se disent autorisées. Pourtant si la Chine l’a utilisé avec quelques succès, cela devrait pourtant inciter le corps médical à lui donner plus de crédit.

Des spécialistes vrais ou auto-proclamés n’ont à son sujet que des critiques à formuler. Mais eux, que proposent-ils à la place ? Pendant ce temps des gens meurent tous les jours et ce n’est plus le moment de tergiverser.

On sait, que si ce médicament est employé dès les débuts des symptômes il donne des résultats. L’épouse du maire de Nice, Estrosi peut en témoigner. Bien sûr, la Chloroquine n’est pas encore le remède miracle, mais existe-t’il seulement un remède miracle ?

Des milliers de gens ont pris de la Nivaquine (proche de la Chloroquine) lors de longs séjours en Afrique, ou dans d’autres régions tropicales, sans le moindre effet secondaire et à des doses plus élevées que celles préconisées pour soigner le Covid-19. Celle-ci serait toxique à partir de 2 grammes par jour, et le Pr Raoult la dose à 600 mg par jour.

Dans toute cette polémique, n’y aurait-il pas encore une question de gros sous ? La Chloroquine coûte sur le marché un prix dérisoire, par rapport à une molécule spécifique qui serait vendue à un prix nettement plus cher. Les laboratoires pharmaceutiques attendent certainement le meilleur rapport qualité-prix. Le sens commercial d’abord !

Il faut peut-être, compter aussi sur la guerre des egos, dans le milieu médical, et la jalousie entre professionnels, pour découvrir qui sera le premier à trouver la potion magique.

Mais le temps presse et en temps de guerre on ne peut pas appliquer les mêmes normes qu’en temps de paix. Il serait aussi judicieux que les rouages du Pouvoir qui représentent la classe favorisée et souvent surpayée rendent des comptes pour leur gestion désastreuse de cette épidémie. Dans le privé, celui qui ne donne pas satisfaction est mis à la porte. Comme pour l’affaire du sang contaminé (Fabius et Georgina Dufoix), entre autres, s’en sont tirés avec seulement des condamnations symboliques, et il serait scandaleux que ce genre de laxisme à l’égard de « responsables mais pas coupables » se renouvelle.

Quant à Macron, qui maintenant se donne un regain de popularité grâce à cette épidémie, tout en se positionnant en chef de Guerre, il ne peut faire oublier que, à cause de ses indécisions et de son refus de fermer les frontières, il est responsable de l’extension de la maladie.

Bien sûr, à la fin ils rejetteront tous la faute de leurs échecs sur ce foutu microbe, en pensant que tout sera oublié. Car le temps est le meilleur effaceur de toute les malversations, et n’en doutez pas, (ils et elles), feront tout pour retarder un procès. Les avocats s’en chargeront.

A moins que certains, ayant plus de mémoire et de mordant que d’autres ne lâchent rien !

Onyx