Entretien avec le général Piquemal

« L’immigration est massive, incontrôlée. Cela ira vers la disparition des Etats-nation et des populations … L’identité des grands pays et notamment de la France disparaîtra si un terme n’est pas mis à cette islamisation rampante qui est due à une immigration incontrôlée ».

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Catalunha

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Vu d’ici, la Catalogne est une vaste région espagnole, comme les autres. On oublie qu’elle garde ses particularités linguistiques et culturelles, tout en se différenciant des autres provinces d’Espagne.

A la fois, proche de l’Occitanie, elle reste géographiquement englobée dans la péninsule ibérique, pour la plus grande partie. L’autre partie, constituant approximativement le département des Pyrénées Orientales, depuis sa partition en 1659. Avec un bref épisode du 26 Juin 1812 au 10 Mars 1814 où elle fut dans tout son ensemble rattachée à l’Empire, par la volonté conquérante de Napoléon 1er.

Cette volonté d’indépendance des catalans, n’est pas nouvelle, mais à présent, elle a pu acquérir certains avantages, avec la reconnaissance de la langue et de la culture propre à cette province, dans le cadre d’une autonomie autrefois refusée.

Mais cette autonomie ne suffit pas aux séparatistes les plus durs, qui eux, veulent s’extraire du reste de l’Espagne. Utopie, sans doute, car les indépendantistes seraient, selon les dernières informations, loin d’être majoritaires. Une grande partie, de ces réclamations seraient, pour encore plus d’autonomie, sans sortir pour autant de l’autorité monarchique de Madrid. Les dernières manifestations, contre l’indépendance, très importantes à Barcelone, viennent de le confirmer.

D’autre part, d’importantes industries et des banques, tout aussi importantes menacent la « Generalitat » de délocalisation en cas de victoire du oui à la sortie du cadre national. Avec pour horizon, le non de l’Europe et la sortie de la zone euro. On voit là, la main mise des forces de la finance apatride capables de faire plier Bruxelles pourtant favorable à une Europe des régions, au détriment des Nations établies. Dans ce cas, l’intérêt passe avant l’idéologie européïste.

Le Gouvernement espagnol, aurait mieux fait, sans doute, de laisser ce référendum se dérouler normalement. Les dernières manifestations pro-indépendantistes ayant été réprimées plutôt brutalement, il serait regrettable que les indécis choisissent le camp de ces derniers.

Cette indépendance pure et dure serait visiblement réclamée par des forces de gauche et d’extrême gauche. Vieille  histoire, qui remonte à la guerre civile et à l’époque franquiste. La Catalogne, bastion du camp républicain, ou le POUM de Durutti, le PCE de Marty et les Anarchistes, occupaient le terrain en vainqueurs. Cette province reste donc, encore formatée par les idées d’internationalisme ; ouverte au mondialisme et au multi-culturalisme.

C’est du moins ce que je ressens à travers les informations quotidiennes. Il faut aussi ajouter à ce rejet des institutions, une volonté de vengeance (des plus sectaires) contre le catholicisme, accusé d’avoir soutenu le nationalisme espagnol et le franquisme. Au point, que l’immigration musulmane est approuvée et elle reste la plus importante, par rapport au reste de l’Espagne. Avec le risque que ces arabes venus d’Afrique du Nord, posent à la Catalogne le même problème d’envahissement que nous connaissons en France, avant que les catalans s’aperçoivent que l’Islam est une religion conquérante, privatrice des libertés et la pire de toutes.

Mais les dernières revendications, en faveur du maintien de la Catalogne en Espagne sont un camouflet aux séparatistes et c’est tant mieux, car si jamais ces derniers obtenaient satisfaction, ils ne manqueraient pas de réclamer le territoire français qui correspond aux P.O, au même titre qu’ils réclameraient les Iles Baléares.

L’Espagne, comme la France se doivent de rester souveraines, unes et indivisibles.

Onyx

 

Sébastien Jallamion : « A mort le flic ! »

En septembre 2014, Sébastien Jallamion, officier de police, publie anonymement sur Facebook une caricature dénonçant le fondamentalisme de l’Etat islamique. De cette affaire va naître une véritable machinerie visant à broyer, attaquer puis évincer ce fonctionnaire de police. « A mort le flic ! », un récit effrayant qui se lit comme un roman…policier.

Chassez le naturel, il revient au galop

Mac

Les français qui tous les jours travaillent et souffrent de l’immigration invasion se sentent une fois de plus insultés par ce président non souhaité par une majorité de français, car élu avec environ 15% des voix.

Mais au 2ème tour la peur irraisonnée du FN et la mise à l’écart de Fillon ont favorisé Macron qui, sans cela, n’avait aucune chance. La gauche ne pouvait se reporter que sur le candidat ex-PS Macron, à défaut d’un véritable socialiste.

Mais que penser de l’attitude de cette ‘’droite’’ qui se tourne vers le représentant d’un système qu’elle prétendait combattre durant le mandat de l’ancien président Hollande. Certes elle fut récompensée puisque le premier ministre actuel vient de la droite, ou du moins de cette fausse droite qui ressemble beaucoup à la gauche caviar.

Quant à M. Wauquiez, qui se dit partisan d’une droite nationale, il serait plutôt l’homme de paille des intérêts américains.

Cette semaine ‘Jupiter’ est devenu, pour un jour, le guide des marchés financiers. Un rôle qui lui convient à merveille mais qui n’augmente pas sa popularité puisque celle-ci vient encore de chuter suite, sans doute, à des paroles maladroites sinon injurieuses pour le monde du travail ; de la Creuse en particulier.

Ce département de la Creuse que Debré, un gaulliste convaincu, voulait repeupler par des jeunes gens issus des DOM-TOM.

Autre temps, autres mœurs. Il n’est plus question de repeupler la Creuse par des réunionnais, mais cette fois-ci par des clandestins, de préférence musulmans. C’est du moins ce qui ressort de la politique de remplacement menée par ce gouvernement.

Mais que ce nouveau président pense d’abord à faire tourner 7 fois la langue dans sa bouche avant de déclarer : ‘’Certains chez GM&S feraient mieux de chercher des postes au lieu de foutre le bordel’’.

Surveillez bien vos paroles Monsieur Macron, avant que la colère populaire ne vous rattrape !

Isidore

Traitres !

Traitres

Pendant que deux jeunes françaises étaient assassinées à coups de couteau de boucher, par un « déséquilibré », en pleine ville de Marseille. D’autres, bien de chez nous ceux là, apportaient et apportent toujours leur soutien actif, affectif et compassionnel, à des milliers de futurs déséquilibrés, shootés au Coran, en criant Allah Akbar.

Car il s’agit, chaque fois, des mêmes professionnels de l’aide humanitaire aux «  immigrés ». Ceux qui ne savent mouiller leur chemise, que pour défendre des individus qui nous détestent, et veulent nous dominer ou nous tuer :

France Terre d’Asile, la Cimade, Citoyens du Monde, SOS Racisme, Anafé, Licra, GISTI, RESF, MRAP, LDH, et autres acronymes, spécialistes des procés contre tous ceux qui s’opposent à l’immigration- islamisation-invasion.

Sans compter, les antifas et les mélanchoniens, qui voudraient faire de la France une succursale de l’Afrique.

Selon « Contribuables Associés », le Gouvernement aurait débloqué 200/E de millions à l’adresse de ces Associations, d’Aide et de défense des « migrants » et 230 millions supplémentaires pour leur intégration.

Ce tueur maghrébin de Marseille, en situation irrégulière et connu pour des antécédents judiciaires depuis 10 ans, avait déjà été arrêté à Lyon, pour un vol à l’étalage et libéré aussitôt . Peut-être même, sous la pression abusive de la Ligue des Droits de l’Homme, ou d’une quelconque de ces associations anti-nationales.

On peut citer encore le cas, d’un pirate somalien Mohamed Mahahoud, suspecté d’être le meutrier d’un marin breton, au large de la Somalie, condamné à 9 ans de prison, sorti bien avant et maintenant demandeur d’asile, chouchouté par ces « humanistes », qui en l’occurrence, se trompent d’humanité, par leur aide malfaisante au séjour de clandestins, véritables délinquants indésirables. Associations de traitres à leur pays, rarement condamnées, car difficilement prises en défaut et de toutes façons, relaxées très vie par les tribunaux.

Mais là aussi, le Gouvernement se rend coupable, par le laxisme de sa Justice, sa mollesse et sa volonté de maintenir une société multi-culturelle et multi-ethnique.

Car tout clandestin, dit « migrant », devrait être expulsé sur le champ, pour ne pas donner le temps, aux organisations immigrationnistes de faire obstruction. A partir du moment, où les contrôles sont supprimés à la frontière, le clandestin sera difficilement expulsable, et même pas du tout ; compte tenu, des procédures et des bénévolats. Aucune politique dissuasive n’est mise en place, au contraire ! Et pour Macron :

« Les immigrés ? Nous sommes très loin, d’en avoir accueilli beaucoup… »

« Le sujet de l’immigration, ne devrait pas inquiéter la population »

« Nous sommes entrés dans un monde de grandes migrations ; on en aura de plus en plus, et la France ne pourra pas endiguer ce phénomène. »

Il est évident, qu’avec un tel constat présidentiel d’échec, de  ce qui est pour lui une fatalité, doublée d’un aveuglement rédhibitoire et d’un superbe mensonge, devant une véritable déferlante extra continentale, nous ne. sommes pas prêts, compte tenu, de l’inertie consentante de nos dirigeants et de la somnolence de la majorité de nos cons-patriotes à juguler le problème. Et pas davantage, à engager un processus de remigration vers les pays d’origine.

La population africaine, devant passer de 1 milliard d’habitants actuellement à 2,5 en 2050, puis à 4 milliards en 2060 , il faut donc s’attendre au pire, du fait que ce continent est incapable d’assurer une  croissance économique en adéquation avec sa croissance démographique.

Va-t-on manquer bientôt de fleurs et de bougies pour pleurer sur les future victimes de ces barbares importées et jamais exportées ?

Onyx

Assassinées au cri de ‘Allah akbar’

Maurane et Laura

Mauranne et Laura Rest in Peace

Dimanche 1er octobre, vers 13h45, sur le parvis de la gare St Charles, un individu a assassiné deux femmes de 17 & 20 ans, l’homme s’est précipité sur ses victimes au crie de « ALLAH AKBAR » en leur donnant plusieurs coups de couteau. Ensuite il s’est dirigé vers un groupe de Militaires de l’opération sentinelle. Les militaires, avec un calme digne des vieilles troupes, lui ont fait les sommations réglementaires, puis ils ont ouvert le feu et l’on tué de deux balles. Le criminel est un homme d’origine Tunisienne, en situation irrégulière, âgé d’une trentaine d’années.

Dans l’après midi l’attaque au couteau de la gare St Charles fut revendiqués par l’EI (état islamique). Encore une fois, aujourd’hui deux victimes de l’immigration invasion, et demain combien de victimes vont encore tomber ?

Allons-nous subir, encore et toujours, des assassinats qui ressemblent de plus en plus à l’escalade de ce qui devint, dès 1954, la guerre d’Algérie. Combien d’horreurs inimaginables allons-nous encore voir surgir de cette population inassimilable ?

Monsieur Macron devrait relire l’histoire, et savoir que la cinquième république est née pendant la fameuse guerre d’Algérie (mai 1958). Je crains que cette république ne se termine par une guerre civile, mais cette fois dans les départements de métropole.

Car, à force de supporter ce qui devient l’insupportable, quand on voit un gouvernement d’abandon qui préfère révoquer un policier (affaire Jallamion), et laisser des fichés S tranquillement terminer leur stage à l’école de police, où va-t-on ? Faudra t’il un électrochoc National, dans une escalade d’attentats meurtriers ?

Dans le livre d’Obertone, il est fait état d’attentats, notamment un qui fait frissonner et hérisse les poils. Il y est écrit qu’un petit commando, d’une dizaine d’hommes, s’infiltre de nuit dans un petit village reculé, dans la France profonde. Des habitants du village sont égorgés à l’arme blanche, d’autres sont enfermés dans l’église et aspergés d’essence. Au petit matin des habitants des villages voisins découvrent l’horreur.

Ce qui est écrit dans ce livre, comme dans tout roman, est de la fiction certes, mais l’histoire nous prouve que parfois la réalité dépasse la fiction.

Rappelez-vous ce terrible proverbe arabe, qui nous dit tout de suite à qui on a affaire : « Baise la main que tu ne peux encore couper ». Tout est dit et un jour, à une heure précise, ce qui s’est passé à la gare St Charles, exploit d’un loup solitaire, pourra être réédité par un ou plusieurs groupes. Il suffira d’un moment où la France baissera par lâcheté sa garde pour que les cimeterres s’abattent sur les Français.

Isidore

Celui qui dit la vérité doit être exécuté

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La différence de traitement par le pouvoir est flagrante envers les patriotes poursuivis en justice tandis que les autres font ce qu’ils veulent.

Après la récente « exécution » du général Pierre de Villiers pour avoir dit la vérité, personne ne doit oublier les circonstances et le contexte qui ont conduit à l’arrestation mouvementée du général Christian Piquemal, le 6 février 2016 à Calais, pour avoir également crié la vérité au cours d’une manifestation organisée dans le cadre des journées européennes contre l’islamisation et l’invasion migratoire. Il faut rappeler que ces manifestations se déroulaient dans de nombreuses villes européennes et que pour la France elles étaient programmées à Bordeaux, Montpellier, Saint-Brieuc, Calais et Paris/Rungis (journée-meeting pour cette dernière, le 7 février). Les pouvoirs publics décidaient d’interdire pour des raisons fallacieuses les manifestations à Saint-Brieuc et surtout à Calais en invoquant l’impossibilité d’assurer la sécurité. Curieusement, une semaine plus tôt, une manifestation de milliers de clandestins installés dans la « jungle » encadrés et motivés par les antifas et autres no-borders déferlaient sur la ville en exerçant des violences sans que les forces de l’ordre présentes n’interviennent car elles en avaient reçu l’ordre. On notera la différence de traitement entre une manifestation de protestation non violente de quelques centaines de participants en soutien des habitants de Calais avec des arrestations dont celle du général et une manifestation marquée par un déferlement de violences de la part de milliers d’individus encadrés par l’extrême-gauche et répandant la peur sur la ville et ses habitants sans aucune réaction des forces de l’ordre.

Cela dit, hormis le fait que les « juges » du Conseil d’Etat manquent à tous leurs devoirs en matière de respect des règles élémentaires de bienséance en diffusant le 22 septembre – sans informer le général Christian Piquemal – un communiqué notifiant le rejet de son recours et confirmant sa radiation des cadres par mesure disciplinaire, le message est limpide. Le Conseil d’Etat confirme la volonté du pouvoir de museler la liberté d’expression des généraux et donc, par l’exemple, de les faire taire. Cette absence d’égards et de tact dans la communication d’une telle décision semble refléter un certain mépris à l’égard d’un grand serviteur de l’Etat et de la Nation de la part d’une institution comme le Conseil d’Etat censé dire le droit. Mais ce mépris avait déjà été manifesté au plus haut niveau de l’Etat. En effet, cette attitude discourtoise et choquante avait été employée par le président de la République lui-même qui signait le 23 août 2016 le décret de radiation des cadres ou « d’exécution » du général Christian Piquemal. Ce dernier ne l’apprenait que le 17 septembre, près d’un mois après ! Cerise sur le gâteau, le décret – signé en catimini – n’était pas publié au journal officiel. Cette bassesse et cette hypocrisie qui traduisent en fin de compte un manque évident de discernement et de sagesse de la part du pouvoir, d’autant plus que le général avait été relaxé par le tribunal trois mois plus tôt, le 26 mai 2016 et que le Parquet n’avait pas fait appel ! Cette radiation apparaît d’ailleurs comme un désaveu scandaleux de l’institution judiciaire, ce qui en dit long sur la pratique contestable du pouvoir. Il faut bien comprendre ici l’acharnement des autorités politiques contre ce général, finalement relaxé par le tribunal, mais qui avait osé défier leur autorité par sa présence à Calais le 6 février 2016. Ce crime de lèse-majesté était insupportable et ne pouvait pas rester impuni. Celui qui dit la vérité doit être exécuté.

Mais la défiance de ce soldat loyal à l’Etat et à la Nation qu’il a servis pendant toute sa carrière n’était-elle pas légitime face à un pouvoir qui se dérobait à ses devoirs dans une gestion calamiteuse de la crise migratoire, en particulier à Calais et dans le Calaisis ? Car la responsabilité de cette situation déplorable n’incombe-t-elle pas au pouvoir politique qui non seulement n’a pas assumé ses devoirs mais a voulu, de surcroît, faire taire ceux qui dénoncent des faits inacceptables dans un Etat de droit ? Peut-on être surpris qu’un officier général, qui comme tout serviteur de l’Etat ayant servi ou servant sous l’uniforme, attaché viscéralement à la légalité et au respect du règlement, ait considéré qu’il était de son devoir de dénoncer précisément le non-respect de l’état de droit qui fonde notre démocratie ? Qui est le plus coupable ? Ce général qui a enfreint l’interdiction de manifester ou ceux qui n’ont pas fait appliquer la loi et ont participé à l’aggravation de la situation ? Car c’est bien la loi républicaine qui n’a pas été appliquée – et qui ne l’est toujours pas aujourd’hui d’ailleurs – par nos responsables politiques face à l’entrée illégale de clandestins sur notre territoire. N’oublions pas que notre Constitution précise en son article V que le Président de la République est le garant de l’intégrité du territoire. Sa responsabilité ne peut donc pas être ignorée dès lors que des migrants clandestins, donc illégaux, entrent massivement sur le territoire français. Et le nouveau pouvoir issu des dernières élections présidentielles ne doit pas l’oublier car des centaines de clandestins pénètrent chaque jour sur notre territoire et ne sont pas expulsés. Et il ne devra pas l’oublier au moment de la levée suicidaire du contrôle des frontières intérieures de l’Union européenne annoncée pour le début du mois de novembre 2017. Car ce serait la submersion migratoire assurée par des clandestins encore retenus tant bien que mal aux frontières sud, nord et est de notre pays. Alors, devant l’abandon par l’Etat de ses responsabilités régaliennes, les lois de la République n’étant pas respectées, le général Christian Piquemal s’était rendu sur place pour constater et dénoncer l’impuissance, le renoncement, voire la capitulation des pouvoirs publics face à la chienlit, en un mot crier la vérité.

Mais, après la décision du Conseil d’Etat confirmant la radiation des cadres du général Christian Piquemal, la véritable question qui doit être posée est celle-ci : est-ce transgresser et dénier le devoir de réserve que de dénoncer des faits inacceptables dans un Etat de droit alors que le pouvoir politique, incapable de garantir l’intégrité du territoire face à l’entrée illégale de milliers de clandestins, ne respecte pas la Constitution et bafoue les lois de la République ? Que le pouvoir politique se réfère en permanence au sacro-saint devoir de réserve dans une telle situation, alors que ni le secret militaire, ni la neutralité politique ne sont mis en cause parce qu’on dénonce le non-respect de l’état de droit, relève de la malhonnêteté, de l’hypocrisie et même de l’abus de pouvoir. Cela est d’autant plus vrai et condamnable que ce non-respect de l’état de droit par ceux qui ont précisément à l’appliquer et à le faire respecter a conduit à l’instauration d’un état de non-droit. Mais peut-on rappeler à l’ancien président de la République – qui a voulu punir le général Christian Piquemal – que l’état de droit dont il ne cessait de se prévaloir, en plein état d’urgence, pour ne rien faire a plongé la France dans un état de faiblesse extrême ? Par sa présence à Calais le 6 février 2016, le général ne dénonçait-il pas également, par anticipation, l’aveu incroyable d’un président inconscient et irresponsable fait quelques mois plus tard à deux journalistes sur la partition du pays qu’il considérait comme bien engagée ? Quelle désinvolture, quelle imprévoyance et quelle lâcheté ! Cette seule déclaration aurait, dans une vraie démocratie, mené le Parlement à engager une procédure de destitution. Car un responsable politique à ce niveau de l’Etat peut-il impunément, non seulement refuser de voir le danger, mais en être conscient et ne pas agir en conséquence ? Il s’agit de démission coupable, en langage militaire de trahison puisqu’il s’agit réellement d’un manquement à ses devoirs incompatible avec l’exercice de son mandat. C’est bien cela que le général Christian Piquemal dénonçait à Calais. Et ce manquement à ses devoirs est aggravé par la divulgation à ces mêmes deux journalistes d’informations militaires hautement confidentielles violant délibérément l’obligation de discrétion et de réserve portant sur des informations classifiées relevant de la Défense. Il s’agit d’une faute lourde, d’autant plus grave que le président, de par ses fonctions, est le Chef des armées et donc dépositaire, à ce titre, d’éléments couverts par le secret de la défense nationale. Il n’avait pas le droit de communiquer ces éléments à des personnes non qualifiées ni habilitées. Mais son immunité présidentielle l’a préservé d’une poursuite du chef de compromission prévu par le code pénal (articles 413-9 à 413-12). Il n’est cependant plus couvert par cette immunité aujourd’hui. Ce délit qui est hautement plus grave qu’une transgression de son devoir de réserve par un général restera-t-il impuni ?

Dans L’esprit des lois, Montesquieu affirmait que « La démocratie est fondée sur la vertu ». Il semble malheureusement qu’on en soit bien loin aujourd’hui. En effet, la sanction administrative qui frappe le général Christian Piquemal, alors que pénalement il avait été relaxé, pose un sérieux problème éthique et déontologique que le pouvoir politique et la classe politique dans son ensemble seraient bien avisés de prendre en considération. Car dans le cas de ce général, c’est bien le pouvoir politique qui est coupable du fait de ses manquements à ses devoirs en ne respectant ni la Constitution ni les lois de la République, en provoquant par sa passivité, alors que le pays est en état d’urgence, l’affaiblissement de l’état de droit et la mise en danger de la vie des citoyens. La prétendue transgression du devoir de réserve par ce général lanceur d’alerte ne constituait-elle pas plutôt une démarche citoyenne pour rappeler au pouvoir politique ses devoirs ? Si la loi n’est pas respectée ni appliquée par ceux qui détiennent le pouvoir et qui ne sont – faut-il le leur rappeler – que les fondés de pouvoir d’un souverain, le peuple, on ne peut pas reprocher à ceux qui ont servi sous l’uniforme et qui ont un sens aigu du devoir à l’égard de l’Etat et de la Nation de dénoncer ce qui est illégal.

Général (2s) Antoine Martinez

Président des Volontaires Pour la France