République idéologique

raciste

Un regard encore, sur une affaire éclatante d’injustice, de forfaiture et totalement passée sous silence par l’ensemble des médias quand il s’agit de sites classés islamophobes.

Cette presse qui s’émeut à juste titre de condamnations abusives en Turquie de journalistes libres, ne réagit aucunement quand en France, la liberté d’expression est interdite sous peine de sanctions.

Ce qui est arrivé récemment à Pierre Cassan , qui n’est plus directeur de RL depuis octobre 2012, est ahurissant. Etant donné que la personne qui assure cette responsabilité est en Suisse. Et de surcroit a déjà été condamnée.

Résumons les faits : Pierre Cassan a été relaxé une première fois, par la présidente de la 17ème Chambre, qui officiait à son procès le 3 Mai 2017. Or dernièrement, cette affaire est revenue devant cette même 17ème Chambre le 6 Septembre 2017, avec cette fois, une lourde peine financière et de prison avec sursis, mais avec une autre juridiction.

Il est déjà très difficile de comprendre, qu’il soit condamné après un verdict le déclarant irresponsable, d’autant plus, qu’il est bien précisé dans la Charte des Droits Fondamentaux de l’UE, ( Article 50) que : « le droit exige de ne pas être jugé ou puni pénalement par une même juridiction ». Mais quand on veut à tout prix, tordre le cou au Droit, on change la Juridiction et le tour est joué.

Cette règle doit pourtant être soulevée d’office par le juge. Il y a donc là, abus de pouvoir et persécution judiciaire à l’encontre d’un justiciable, ne rentrant pas dans les clous du politiquement correct. Pour n’importe quel autre citoyen, dans une affaire crapuleuse par exemple, le premier jugement aurait fait force de loi. Mais là, en l’occurrence, aucune voix scandalisée de la part de Médiapart ou d’une quelconque association des Droits de l’Homme ne se fait entendre.

Mais pourquoi Pierre Cassien, et derrière lui bien d’autres encore, sont-ils inquiétés régulièrement par cette justice, qui ne l’est plus ?

Parce que leurs propos dérangent et empêchent le système de mener à bien, et dans le silence, sa politique d’islamisation consentie et d’envahissement migratoire. Surtout, touche pas à un tabou, touche pas à l’Islam !

Pour les mêmes accusations d’islamophobie, on à vu l’ex-policier Jallamion obligé de se réfugier en Suisse, pour échapper à la prison; Boris Le Lay, au Japon, sans compter le cinéaste Gérard Boyadjian, convoqué devant la 17ème Chambre pour un petit film humoristique. J’oubliais aussi Christine Tasin, de Résistance Républicaine, et la liste n’est pas terminée.

A présent, c’est au nom d’une soit disant lutte contre les « bobards » (fake news) que toute dénonciation de l’immigration et de son corollaire l’Islam est interdite. Le préfet Claveul (préfet sans préfecture, mais de gauche ) l’avoue: « La France a les lois les plus répressives du monde ».

Huxley dans » le Meilleur des Mondes » écrit : « La dictature parfaite serait celle qui aurait les apparences de la démocratie; ce serait une prison sans murs, dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader de ce système d’esclavage et où, grâce à la consommation et aux divertissements, les esclaves auraient l’amour de leur servitude.

Quant à Pierre Cassan, s’il a du mal à réunir l’énorme amende réclamée, que cette fausse justice lui demande;  un soit disant « savant de l’Islam », particulièrement nocif, n’a pas ce problème. En effet, Tarik Ramadan a reçu, lui, 74000 €, pour sa défense, de la part de tous les « musulmans modérés » de France et de Navarre.

Maintenant, que personne ne s’étonne d’apprendre, et ce n’est pas un scoop, que l’ordre de sévir contre P. Cassan et contre tous les patriotes à l’avenir, part d’en Haut et se transmet au Ministre de la Justice, qui transmet au Président de la 17ème Chambre, lequel transmet à ses juges.

Voilà comment les Droits de l’Homme sont bafoués impunément par ces « élites républicaines » qui n’ont que ce mot à la bouche.

Onyx

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Le pouvoir des médias

 

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Après le pouvoir législatif, exécutif et judiciaire, vient celui des médias. En 1840 déjà, BALZAC disait qu’il attaque qui il veut et personne ne l’attaque. A cette époque, pourtant, le pouvoir de la presse n’était pas aussi virulent. Celui de l’argent Roi n’était pas encore en tête, maintenant il est le premier. Tous les autres lui sont inféodés.

Les journalistes, petite excuse pour eux, ne sont pas toujours libres d’exprimer une opinion personnelle. La censure veille. Même si la plupart d’entre eux sont, souvent depuis leur enfance et leur adolescence, en passant par les écoles de journalisme, formatés par une Education gauchisante qui s’accommode très bien du politiquement correct, de règle dans nos institutions. On peut dire pareil des juges qui suivent et ont suivi le même cursus.

Les politiciens, gauche et droite confondues, dépendent à leur tour de ce pouvoir financier tentaculaire et voient à travers les médias un moyen efficace d’influencer un public avide d’informations. Les grandes fortunes qui gouvernent le monde ne sont-elles pas, pour nombre d’entre elles, à la tête des journaux les plus en vue ? Pigasse, Drahi, Arnaud avec une banque comme le C.A. Cette oligarchie qui finance largement la presse n’imposerait-elle pas, puisqu’elle en est la propriétaire, des messages qui portent ses intérêts. C’est-à-dire l’idéologie mondialiste : Avec le sans frontièrisme (pour faciliter les mouvements de capitaux) l’indifférenciation (pour mieux noyer toute volonté de résistance) l’immigration de masse (pour peser sur les salaires). Le mondialisme, qui heureusement est de plus en plus remis en cause, dispose avec la publicité, l’audiovisuel et les grands journaux, d’outils qui lui permettent de donner le change et de se faire passer pour promoteur de la démocratie et du bonheur de l’humanité. Cette presse aux ordres, avec la complicité de nos gouvernants, se permet de créer des comités de vigilance, comme dans les régimes totalitaires, pour censurer, interdire, menacer. Zemmour, Ménard, trop anticonformistes, trop de « droite » n’ont-ils pas été torpillés par de grandes chaines d’information sous la menace de mort professionnelle et civile ?

Des délits d’opinion ont aussi été mis en place par des lois restrictives, pour ne pas dire liberticides dites de Pléven et Gayssot. Et pour des expressions de langage qui sortent du moule du politiquement correct, chaque citoyen déviant peut connaître la prison avec sursis, ou carrément le gnouf, alors qu’un voyou multirécidiviste portera un bracelet électronique pour un grave délit de droit commun. Quant à la publicité qui accompagne et fait partie de ce système médiatique, elle est entre les mains des mêmes prédateurs et se sert à merveille de la TV et du cinéma par l’image subjective répétée maintes fois. Sorte de neuro science persuasive, qui non seulement agit sur les enfants et les adolescents, mais aussi sur les adultes. Après un attentat islamiste reviendra en conséquence le terme « pas d’amalgame » il ne s’agit que de terroristes. Ne cherchez pas plus ! Les bougies, les fleurs et les nounours remplaceront une colère légitime. Surtout ne parlez pas d’Islam !

La désinformation médiatique peut aller, s’il le faut, jusqu’au mensonge et la déformation des faits par le biais d’images truquées sur ordinateur. Un migrant économique clandestin deviendra un « réfugié » et un malheureux enfant noyé sur une plage servira de prétexte à une nouvelle exode. D’autre part, la novlangue a pour motivation d’empêcher d’approfondir les informations reçues. On parlera volontiers de théories du complot à propos de toute mise en question et le mot « haine » très à la mode servira de cache sexe pour stigmatiser les mal pensants. Heureusement la ré-information existe grâce à des blogs sur internet qui se chargent de remettre les pendules à l’heure, avec d’autres journalistes objectifs, honnêtes et surtout indépendants, ceux-là qui redonnent à ce métier tout le crédit qu’il a perdu.

Onyx

Vainqueur celui qui cessera de se justifier !

L’homme de droite a la fâcheuse tendance à se justifier, s’excuser, donner des gages. Éric Zemmour, dans le dernier Zemmour & Naulleau, faisait remonter ce besoin irrépressible à la peur de la guillotine. Deux siècles plus tard, la crainte de la mort sociale a succédé à celle de la mort biologique. Qui agit sans se plier à l’idéologie de gauche s’expose à cette mort sociale. Perte d’emploi, mise à l’écart associative, paria des médias… l’homme de droite est devenu un homme des catacombes. Qu’il surgisse au grand jour, avec ses arguments, ses raisonnements, ses faits et leurs commentaires, et le voilà bientôt enjoint par la gauche de s’expliquer, de se justifier et, terme du processus, de s’excuser. La morale de la gauche est sa meilleure arme politique. Qui ne le voit combat aveugle. Qui s’y plie a perdu. Qui croit habile de tenter de la retourner, en une sorte de judo, s’y perd.

À force de reculades, l’homme de droite en vient à défendre des positions de l’adversaire. La candidature à la présidentielle d’Alain Juppé a été l’occasion pour plusieurs journalistes de rappeler quel était le programme du RPR en 1990 alors qu’il en était le Secrétaire général. Lors de l’émission Des paroles et des actes sur France 2, à l’évocation des mesures droitières qui y figuraient, notamment sur l’islam et l’immigration, le maire de Bordeaux a eu l’air sincèrement surpris et a reconnu sans sourciller qu’il s’était trompé.

Cette lente évolution idéologique illustre la capacité de la gauche à tirer l’échiquier politique dans sa direction, à répandre sa pensée partout et à en chasser toute réfutation. Non en sortant victorieuse de l’affrontement des idées mais, au contraire, en évitant cet affrontement, en contraignant l’adversaire à ne pas combattre. D’aucuns ont baptisé cela le « mouvement sinistrogyre ». D’autres ont parlé de terrorisme intellectuel. Quoiqu’il en soit, le résultat est là : une certaine droite a peur. La gauche ne peut lui interdire de se présenter à des élections ni de les gagner. En revanche, elle lui a imposé une barrière à ne pas franchir : appliquer des idées de droite et notamment dans le domaine de l’identité.

Comme Nicolas Sarkozy hier, Laurent Wauquiez aujourd’hui semble avoir compris que cette soumission était gage de défaite. Mais plus que les conseils d’un Patrick Buisson ou la pression d’une « droite hors des murs », c’est le poids électoral du FN qui a conduit ces hommes à ce constat. Pour autant, ni Sarkozy ni Wauquiez n’ont la stature pour incarner ce grand retournement de la droite française. Il leur manque l’épaisseur, le caractère, le goût du mythe et de l’histoire. En cela, ils ressemblent à la quasi-totalité des chefs politiques d’Europe de l’Ouest et, plus largement, occidentaux.

On aurait pu croire jusqu’en 2016 que telle était la fatalité de nos vieilles nations épuisées et sorties de l’histoire. Or, l’irruption de Donald Trump a prouvé le contraire. Trump est une révolution. Il ne s’excuse jamais. Au contraire, il accuse son adversaire. Il lui fait revêtir le costume du « bad guy ». D’instinct il a compris le jeu de la gauche morale qui est au moins aussi active aux États-Unis qu’en Europe. Il l’a compris et il le balaye d’un seul revers de la main.

Ne pas s’excuser, ne pas se justifier, au-delà des idées politiques défendues : telle doit être la ligne de conduite d’un homme politique qui veut emporter le suffrage populaire. Lorsque l’on a la conviction que son combat est légitime, il n’est nul besoin de le justifier. À force de justifications, d’excuses et de gages donnés, c’est la force de conviction de celui qui s’y soumet qui est mise en doute. La gauche comme la classe médiatique n’ont en aucun cas une quelconque autorité morale qui leur permet de distribuer les bons points. Celui qui s’en rendra enfin compte, à n’en pas douter, remportera la mise. En France comme aux États-Unis. Vainqueur celui qui cessera de se justifier !

Jean-David Cattin

Pierre Cassen et Christine Tasin lourdement condamnés : bien fait pour eux !

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Ces deux-là resteront complices, même devant leurs aléas judiciaires. Pierre nous informait, ce jeudi, que l’appel de son avocat ayant été jeté à la poubelle, il était condamné à 3 mois de prison avec sursis. Il nous donnait quelques détails supplémentaires sur cet invraisemblable verdict : il a été rejugé par la même instance que celle qui l’avait relaxé quelques mois plus tôt, et sur la même affaire !

Nos amis juristes nous ont fait savoir qu’ils avaient découvert un article de loi qui confirme l’ampleur du scandale.

http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/justice/definition/garanties/peut-on-etre-juge-deux-fois-pour-meme-fait.html

« En matière pénale, ce principe prend une importance particulière puisqu’il constitue une garantie essentielle pour le prévenu : nul ne peut être traduit deux fois devant une juridiction répressive pour des faits identiques (c’est la règle du non bis in idem). Cette règle est tellement importante qu’elle possède un caractère d’ordre public : elle doit être soulevée d’office par le juge, même en l’absence de toute contestation de la part du prévenu ».

Il faut donc croire qu’il y a une justice d’exception pour Riposte Laïque et pour Pierre Cassen.

A peine 24 heures plus tard, Christine Tasin nous confirmait que la Cour d’Appel venait de confirmer la première condamnation de la 17e Chambre. Son crime : avoir scandé, lors d’une manifestation rendant hommage aux deux policiers de Magnanville assassinés par un homme se réclamant de l’islam le mot d’ordre suivant : « Islam assassin ! »

Donc, dans un pays qui se prépare à nous concocter un « Islam de France », on doit comprendre que pour que notre France soit compatible avec l’islam, on doit rétablir un délit de blasphème, au profit de ce seul dogme politico-religieux.

Ces deux décisions de justice constituent deux scandales judiciaires absolus, deux actes de soumission de nos juges à l’islam, et pourtant, tout le monde s’en fout !

Aucun article dans la presse, si ce n’est une dépêche d’agence putassière de l’AFP, suite à la condamnation de Christine. Il y a trois ans, ces manipulateurs de journalistes du système lançaient une véritable escroquerie, autour de « Je suis Charlie », pour défendre, paraît-il, la liberté d’expression, face au « fanatisme », incapables qu’ils étaient de prononcer le mot « islam ». Mais cela ne les émeut pas qu’un homme respecté se trouve condamné à trois mois de prison pour délit d’opinion, ou crime de lèse-islam. Pas un mot dans la presse du système ! La liberté des « Je suis Charlie », c’est seulement celle de leurs copains de gôche.

Certes, Pierre a été interviewé par Breizh Info et son rédacteur en chef Yann Vallerie, par Présent et son rédacteur en chef Samuel Martin, par Radio-Libertés et son rédacteur-en-chef Arnaud Menu. Il a reçu un soutien fort sympathique depuis les Etats-Unis de la part de Guy Millière, sur Dreuz. Il a reçu des dizaines de messages amicaux, donc celui du président de TV-Libertés et même d’Eric Zemmour. Mais pas encore un article, en France, comme celui de Guy Millière. Cela laisse songeur…

Voilà par ailleurs l’esprit des messages qu’il reçoit de la part de nos lecteurs, qui incarnent cette France profonde méprisée par Macron et sa clique, juges et journalistes.

Cher Pierre Cassen,

Votre appel au secours m’a beaucoup touchée et révoltée, vu l’acharnement de la justice dont vous êtes l’objet !! Quand je pense que la France est le pays « des droits de l’homme » !! Quelle foutaise ! (excusez l’expression) Nous sommes en dictature, il faut le dire !
Je commence ma journée avec la lecture de Riposte Laïque pour être informée véritablement de ce qui se passe chez nous et je vois que la liberté d’expression s’effiloche d’année en année avec les salauds qui nous gouvernent !
Je vais vous envoyer ma modeste contribution par chèque, la semaine prochaine (fin de mois oblige … Nous, les retraités sommes les perdants des décisions prises par le gouvernement macron-jupiter !! Suite à la hausse de la CSG, 450 € en moins par an !!) Je pense qu’il faut rédiger le chèque au nom de Riposte Laïque ?

Il faut être solide pour pouvoir affronter comme vous le faites les coups de boutoir de cette justice pourrie et servile ! Je vous admire !
Bon courage, tenez bon ! Nous sommes avec vous !

Bien amicalement,

Marie-Françoise, fidèle de Riposte Laïque

Certes, un appel aux dons a été lancé. Mais Pierre n’est pas musulman, n’est pas encore en prison (ce sera pour la prochaine condamnation, si son opposition n’est pas prise en compte), et n’est pas accusé d’agression sexuelle contre deux femmes. Il est interdit de séjour, comme Christine Tasin, depuis 2011 sur les plateaux de télévision. C’est un Français, patriote sincère, humble, plutôt sympathique et ouvert à tous. Pour l’instant, en trois jours, il a reçu 5.000 euros, et il remercie bien sûr tous ces généreux donateurs. Mais Tariq Ramadan, en 3 jours, a lui reçu 74.000 euros ! Tout est dit !

Eh bien, quitte à heurter nombre de lecteurs, j’ai envie de dire que ce qui arrive à Pierre Cassen, et à Christine Tasin, c’est bien fait pour eux !

Quelle mouche a bien pu piquer Pierre, en 2003, quand il a organisé, avec des amis, une campagne pour interdire le voile islamique à l’école publique ? Il avait alors une excellente réputation, fort de son statut d’ancien délégué syndical CGT et de militant associatif. Il ne cachait pas ses engagements à gauche, et avait organisé nombre de réunions publiques, dans sa circonscription. Il y avait invité, dans les années 1995 et 2000, des personnes qui deviendront célèbres : Gérard Filoche, Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg, Noël Mamère, Marie-Noëlle Lienemann, Harlem Desir, Jean-Paul Huchon, Alain Krivine, Philippe Cohen, Jean-François Kahn et quelques autres.

La campagne contre le voile à l’école lui avait déjà valu des griefs, la campagne contre le Traité Constitutionnel européen de 2005 lui en vaudra donc, mais il était encore jugé fréquentable par une partie de la gauche dite républicaine. Et puis il décida de défendre Fanny Truchelut, tenancière d’un gite de montagne. Exit des pans de la gôche républicaine, qui jugèrent qu’il était laïquement incorrect. Et s’enfonçant encore davantage, il osa créer Riposte Laïque, avec Brigitte Bré Bayle et quelques amis qu’il avait connus en 2003, comme Pascal Hilout.

Et il a embarqué Christine Tasin dans cette aventure ! Quelle mouche a bien pu piquer ce professeur agrégé de Lettres classiques, qui, à l’époque, militait chez Jean-Pierre Chevènement, pour se lancer dans une telle aventure !

Surtout que Pierre annonçait la couleur : « le problème, ce ne sont pas toutes les religions, c’est l’islam ». Nouvelles excommunications ! Enfin, devant l’apathie (couché, Jean-Michel !) de la gauche devant l’islamisation du pays, il décida, avec Résistance républicaine, d’organiser, allié au Bloc Identitaire, l’Apéro Saucisson Pinard et les Assises internationales contre l’islamisation de nos pays. Lynchage médiatique, saloperies proférées par Fourest et Sifaoui, qui le classèrent sans vergogne dans le camp infamant, en France, de l’extrême droite.

Dix ans après le lancement de Riposte Laïque, les faits, quotidiennement, après les attentats de Charlie, du Bataclan, de Nice et bien d’autres, lui donnent raison, mais c’est lui qui est condamné à de la taule avec sursis, et Christine qui se prend des amendes sévères, après avoir vu des procureurs requérir de la prison contre elle.

Je persiste, c’est bien fait pour eux. Dans les années 2005, ils avaient tous deux dépassés la cinquantaine, ils n’avaient qu’à ne pas s’occuper de l’islam, et à rester de gauche. Ils n’avaient qu’à dire, comme Bauberot, que le voile à l’école ne posait aucun problème, et que s’y opposer c’était du racisme. Ils n’avaient qu’à ânonner, comme les francs-maçons, que toutes les religions sont liberticides. Ils n’avaient qu’à asséner, comme les crétins de la Libre Pensée, que le seul problème, c’était l’Eglise catholique. Ils n’avaient qu’à glapir, comme Caroline Fourest, qu’il ne faut pas confondre « islam » et « islamisme ». Ils n’avaient qu’à faire du Plenel et du Askolovitch, et alerter sur le seul vrai danger de la France, l’extrême drooooâte raciste et xénophobe, et rouler des patins aux muzz. Ils n’avaient qu’à jouer les savants, comme Kepel, et noyer le poisson sur la réalité de l’islam.

Bref, si ces deux inconscients, Pierre et Christine, avaient fait du laïquement correct de gauche, ils ne seraient pas condamnés, ils auraient conservé tous leurs bons copains de gôche, tellement tolérants que 95 % d’entre eux leur ont tourné le dos. C’est bien fait pour eux, ils ne pouvaient pas ignorer comment fonctionnait le camp dont ils venaient !

Et puis, pourquoi s’occuper de l’islam ? Il y a l’avenir de la planète, c’est quand même beaucoup plus important non ? Et la défense, des minorités, c’est la bataille du 21e siècle ! Alors, pourquoi perdre leur temps dans ce combat où il n’y a que des coups à prendre ? Qu’ils consacrent leurs vingt dernières années (s’ils respectent les statistiques) à s’occuper de leurs familles, à voyager, à regarder la télévision, à aller sur facebook pour raconter à la terre entière qu’ils viennent de mettre deux sucres dans leur café, qu’ils accueillent des clandestins, ils économiseront 1800 euros d’impôts, qu’ils passent leur temps dans leur jardin, qu’ils s’inscrivent aux Restos du Cœur, qu’ils aillent dans les Cafés Philo…

Nos deux inconscients étaient dans le camp du Bien, ils avaient tout pour être heureux, et aimés de tous. Et, dans une période où l’amour de son pays est considéré comme raciste et fasciste, ils ont choisi de défendre la France laïque, sociale, féministe et républicaine, de pointer du doigt la « religion d’amour, de tolérance et de paix », et de raconter des horreurs sur les fondamentaux de ce dogme. Ils ont osé dire des vérités interdites, expliquant que les musulmans devaient imiter le beau modèle Mahomet, qui a épousé Aicha à 6 ans et consommé le mariage à 9 ans, sans oublier des décapitations massives, des massacres à répétition, des viols de masse et les razzias. Bref, ils ont démontré que Tariq Ramadan et Merah se comportaient en bons musulmans, et que ceux-ci, pour respecter les textes sacrés, devaient transformer notre pays en terre d’islam.

Démonstration implacable, mais qui confirmait que notre pays était dirigé, depuis 40 ans, par des traîtres, qui le livraient à nos pires ennemis, contre de solides contreparties sonnantes et trébuchantes, et les attraits du pouvoir.

Pierre et Christine auraient dû savoir que la dictature du politiquement correct ne pouvait tolérer que des gens issus de la gauche veuillent alerter les Français sur le cancer islamique, et les réveiller.

Suicidaires, les amis, ceux qui sont du bon côté du manche, politiques, journalistes, juges, experts, universitaires, artistes et tous les planqués du système ne pourront jamais vous pardonner d’avoir démasqué leurs magouilles et leurs trahisons. Ils vous ont d’abord salis, avec la complicité de leurs journaleux, puis condamnés lourdement, par leurs juges soumis. Si cela ne suffit pas, ils vous feront tuer, et hélas, je ne plaisante pas.

Donc pendant que 20 millions de Français ont élu une crapule mondialiste qui a insulté nos militaires en Algérie, et nié la réalité de la culture française, pendant que 90 % de nos compatriotes regardent sans bouger les résistants en prendre plein la tête par les collabos, Pierre et Christine, comme d’autres résistants, consacrent encore une grande partie de leur vie à vouloir défendre un pays qu’ils aiment, au nom de leur amour de la Liberté.

Et ils se font condamner ? Bien fait pour eux, même si c’est parce qu’ils sont ainsi que tous ceux qui les connaissent les aiment et sont prêts à tout pour les aider.

Cyrano pour Riposte Laïque

Barbara Lefebvre montre l’école en marche… arrière

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« La réalité, c’est quand on se cogne », disait Jacques Lacan. Visiblement, depuis bien longtemps, les « pédagogistes » de l’Education nationale se cognent au réel sans que les chocs répétés ne semblent entamer le moins du monde leur détermination à ignorer le mur sur lequel se fracassent leurs théories et qui s’appelle la réalité.

Ramener les experts sur terre

Le petit monde du pédagogisme est un écosystème fonctionnant en vase clos et se nourrissant exclusivement de ses propres illusions depuis près de cinquante ans. Cette constance dans le déni et l’aveuglement forcerait presque le respect ou susciterait l’amusement si elle s’appliquait à des sujets moins graves que la transmission du savoir et la formation scolaire des générations nouvelles. Condorcet disait lui que : « Sous la constitution la plus libre, un peuple ignorant est toujours esclave. » Assurément, les politiques publiques en matière d’éducation suivies au cours des dernières décennies se font fort de réaliser la prophétie de l’infortuné philosophe des Lumières.

Barbara Lefebvre en sait quelque chose, elle qui se trouve aux premières loges, enseignant l’histoire-géographie dans le cycle secondaire depuis 1998. Cela fait longtemps aussi que l’enseignante tente de ramener sur terre les experts et décideurs de l’Education nationale en attirant leur attention sur l’inadéquation complète de leurs généreuses théories avec la réalité scolaire mais il est vrai que de l’Olympe du Ministère, de l’Inspection Générale ou de l’Université, on daigne rarement regarder vers le bas. « À différentes occasions, j’ai constaté ce mépris dans lequel nous étions tenus par ces responsables qui pensent, comprennent, savent tout mieux que nous, les péquenots du terrain ! Tant d’entre eux n’ont jamais mis les pieds dans une classe ou alors dans un lycée de centre-ville, attendant d’être exfiltrés grâce à leurs réseaux de l’ENS, de Sciences Po, etc. Ceux-là dont Péguy disait : « Nous n’avons aucune sécurité avec ces jeunes gens qui se faufilent directement dans l’enseignement supérieur de l’histoire, évitant soigneusement tout contact avec les désagréables réalités. »

Le déclin est reporté à une date ultérieure

Les jeunes gens en question deviennent quelquefois les sociologues qui se chargent de faire régner dans les sciences humaines, à l’université, la discipline idéologique en assurant le respect de quelques dogmes qui déteignent nécessairement sur les conceptions des sciences de l’éducation et sur le quotidien des professeurs. Monocausalité de l’explication par le facteur social, relativisme et manipulation statistique, obsession de l’innovation, déconstructivisme scolaire et culte de la technique règnent en maîtres.

En clair : il n’y a pas de problème, seulement une mauvaise manière de lire les statistiques. S’il subsiste des problèmes, ceux-ci n’ont que des causes économiques et sociales, rien que l’on ne puisse solutionner en équipant chaque collégien d’une tablette parce que le numérique, c’est nouveau et que le nouveau, ben c’est l’avenir. Il y a trente ans, en 1989 précisément, Roger Establet et Christian Baudelot le martelaient déjà dans un livre dont le titre résonnait comme un slogan stakhanoviste ou un mot d’ordre de la Révolution culturelle : Le niveau monte.

Baudelot et Establet

Réfutation d’une vieille idée concernant la prétendue décadence de nos écoles. Il est vrai qu’à l’époque déjà Baudelot et Establet étaient particulièrement bien placés pour établir ce brillant diagnostic. Le premier, sociologue althusserien et marxiste, fut touché par la grâce bourdivine dans les années 1960, un peu comme Paul Claudel rencontra la foi au détour d’un pilier de Notre-Dame. Il en devint professeur à l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique dans laquelle il diffusa la bonne parole de 1968 à 1989. Quant à Roger Establet, marxiste althusserien lui aussi et ancien de Louis-le-Grand, il a été reçu à l’Ecole Normale Supérieure et a accompli toute sa carrière à l’université. Si le niveau est bien monté pour les deux compères, on n’a pas vraiment l’impression que cela ait été le cas pour les populations scolaires dont les deux sociologues traçaient déjà un portrait d’artiste, désormais complètement surréaliste aux yeux de tous ceux qui ont en 2017 l’occasion de passer un petit peu de temps dans les salles de classes. Après tout, les universitaires sont les premiers à se lamenter de voir débarquer chaque année des populations d’étudiants au niveau toujours un peu plus lamentable. Au vu des ravages exercés dans le secondaire par une partie de la doxa universitaire dans le domaine des sciences sociales et de la pédagogie, on a un peu envie de leur répondre que le moins qu’ils puissent faire et d’assumer un peu leur part du désastre.

Le nivellement monte

Le sérieux de l’ouvrage commis par Baudelot et Establet était déjà quelque peu remis en cause à sa sortie. André Chervel, grammairien et, à l’époque, chercheur du service histoire de l’INRP relevait ainsi: « L’historien, lui, ne manquera pas de constater l’imprécision, voire la légèreté avec laquelle l’histoire est parfois appelée comme témoin à charge et à décharge.»1 . — Le niveau monte : réfutation d’une vieille idée concernant la prétendue décadence de nos écoles ». In: Revue française de pédagogie, volume 89, 1989. pp. 93-99). Chez les marxistes, on appelle cela du matérialisme dialectique, c’est-à-dire l’emploi, dans la pensée marxiste, de la méthode dialectique pour analyser la réalité à travers un prisme matérialiste, c’est à dire ne prenant en compte que les rapports de classes dans l’analyse. Les méthodes ont cependant peu changé depuis 1989, voire depuis les années 60. Comme le rappelle avec une certaine justesse Barbara Lefebvre, « depuis que la linguistique a quitté les cénacles universitaires pour se mêler de l’enseignement du français, l’idéologie et le théoricisme prétentieux ont remplacé la pédagogie. » Les « chercheurs » ont supplanté l’enseignant, avec les conséquences que l’on sait dans l’enseignement primaire notamment où les dégâts dans l’apprentissage de la lecture et du calcul sont sans doute les plus effrayants car ils se répercutent à tous les niveaux, du collège au lycée puis jusqu’à l’université.

Mauvais calcul : l’illettrisme explose

Le résultat, témoigne Barbara Lefebvre, se traduit par une dégringolade continuelle du niveau en calcul et une explosion de l’illettrisme, terme que Barbara Lefebvre prend soin de définir et qui renvoie non seulement à une minorité d’élèves ne sachant pas ou presque pas lire ou écrire à l’entrée du collège mais surtout à celles et ceux, bien plus nombreux, qui sont capables de lire mais en revanche incapables de comprendre ce qu’ils lisent. D’année en année, les résultats des enquêtes illustrent la dégringolade d’un niveau en lecture et en calcul qui est, par exemple, en CM1 de quarante points inférieur à la moyenne européenne. Pourtant les plus zélés zélotes de la religion statistique continuent à marteler qu’en 1970, 20 % des élèves d’une génération obtenaient le bac et qu’aujourd’hui c’est 80 %, oubliant de souligner à quel point les formations d’excellence ou tout simplement le marché du travail se sont fermés aux moins bien dotés des 80 %. « Le système n’a cessé de créer des niches d’excellence pour répondre aux parents soucieux de faire réussir leurs enfants. » Et Barbara Lefebvre reconnaît au passage que « nous, les enseignants, sommes d’ailleurs les mieux placés pour savoir où scolariser nos enfants. » Des enseignants qui, pour autant, sont confrontés à une attitude de défiance, voire à une agressivité de plus en plus prononcée et répandue de la part des élèves de cette « Génération ‘J’ai le droit !’ », aussi consumériste et revendicatrice qu’elle est rétive à l’enseignement, mais aussi de la part des parents, engagés pour certains, de plus en plus nombreux, dans une croisade contre l’école « identifiée comme le haut lieu de l’arbitraire ». Evidemment, et c’est le plus problématique, cette opposition devient frontale quand l’école républicaine est directement confrontée à des revendications d’ordre religieux portées par un communautarisme de plus en plus radical dans des zones où l’école et les pouvoirs publics perdent pied, les fameux « territoires perdus » dont les pouvoirs publics, experts et décideurs de l’institution scolaire semblent toujours avoir autant de mal à accepter la réalité.

ZEP au bord de la crise de nerfs

C’est dans ces territoires que le constat dressé par Barbara Lefebvre devient le plus effrayant car c’est là que l’Education nationale échoue de la manière la plus visible à accomplir l’une de ses missions premières, voire historique, c’est-à-dire la vocation et la capacité à enlever chaque jour les élèves qu’accueillent les différents établissements à leur milieu social quel qu’il soit et à les soustraire aux pratiques religieuses ou culturelles qui y sont dominantes pour les confronter à d’autres élèves, venus d’autres milieux, habitués à d’autres pratiques religieuses ou culturelles, dans un espace où il est garanti que l’on n’offre de visibilité à aucune d’entre elles en particulier. « Nous sommes arrivés, écrit Barbara Lefebvre, au point où la catastrophe est une réalité pour de nombreux parents d’élèves, de nombreux enfants, de nombreux enseignants, de nombreux citoyens. » Cette catastrophe est celle de tous. Ce sont à la fois les politiques, les théoriciens de l’école, les équipes de direction, les parents et les professeurs qui en partagent collectivement la responsabilité. Cependant, et en dépit du mépris affiché pour les « péquenots du terrain », ce sont les professeurs qui restent en première ligne pour en assumer et en limiter les conséquences au jour le jour, « luttant, comme l’écrivait Péguy, contre tous les pouvoirs, les autorités temporelles, les puissances constituées. Contre les familles, ces électeurs, contre l’opinion ; contre le proviseur, qui suit les familles, qui suivent l’opinion, contre les parents des élèves ; contre le proviseur, le censeur, l’Inspecteur d’Académie, le recteur de l’Académie, l’Inspecteur général, le directeur de l’enseignement secondaire, le ministre, les députés, toute la machine, toute la hiérarchie, contre les hommes politiques, contre leur avenir, contre leur carrière, contre leur (propre) avancement ; littéralement contre leur pain. » Jusqu’à ce qu’il ne soit plus vraiment utile de lutter, bien sûr.

Source : Causeur

Barbara Lefebvre. Génération « J’ai le droit ! », Albin Michel, 2018.

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Discours de Marion Maréchal-Le Pen au CEPAC 2018

Marion a publié la vidéo de son discours sous-titré sur son profil Facebook. J’ai capturé la vidéo et je l’ai mise sur YouTube pour ceux qui n’utilisent pas Facebook. J’ai aussi mis le texte car les vidéos YouTube qui ne plaisent pas aux bien pensants ne restent pas longtemps.

« Aujourd’hui, je suis venue honorer 240 ans d’amitié. Notre amitié a commencé il y a longtemps, avant les plages de Normandie et les tranchées de Belleauwood, où l’écho de la bravoure de vos soldats résonne encore. Notre alliance est formée par la quête commune de la liberté. Mon pays, la France, fut la première à reconnaître votre indépendance. Ce fut avec le sang français, répandu sur le sol américain, que commença notre amitié. Aujourd’hui, plus de deux siècles plus tard, ici à la CPAC, nous nous tenons à nouveau côte à côte dans une autre bataille pour la liberté.Cette liberté est un bienfait. Libertés économiques et politiques, liberté d’expression, liberté de conscience sont nos trésors communs. Après 1500 ans d’existence, c’est nous, Français, qui devons à présent nous battre pour notre indépendance. Non, la France n’est aujourd’hui plus libre. Les Français ne sont pas libres de choisir leur politique, qu’elle soit économique, monétaire, migratoire ou même diplomatique. Notre liberté est dans les mains de l’Union européenne.

Cette Union européenne n’est pas l’Europe. C’est une idéologique qui ne sait que regarder vers l’avenir tout en souffrant d’amnésie historique. Une idéologie hors-sol, sans peuple, sans racines, sans âme et sans civilisation. L’UE est en train de lentement tuer des nations millénaires. Je vis dans un pays où 80% – oui, vous avez bien entendu – 80% des lois sont imposées par l’UE. La seule fonction de notre Assemblée est aujourd’hui de valider des lois faites par d’autres.

Que je sois claire : je ne suis pas offensée lorsque j’entends le président Trump dire « America First ». En fait, je veux que l’Amérique passe en premier pour les Américains. Je veux l’Angleterre pour les Anglais. Et je veux la France pour les Français !

C’est pourquoi je me bats pour que la diplomatie française conserve son rôle unique, de lien entre l’Est et l’Ouest. Une longue histoire nous a permis de former des liens privilégiés avec l’Afrique, la Russie, l’Asie et le Moyen-Orient. Nous devons être capables de garder les capacités de décider pour nous-mêmes sur les sujets militaires et diplomatiques. Nos forces sont complémentaires.

Comme vous, si nous voulons que la France redevienne grande, nous devons défendre nos intérêts économiques dans la globalisation. L’UE nous soumet à une concurrence déloyale face au reste du monde. Nous ne pouvons accepter un modèle qui produit des esclaves dans les pays en voie de développement et des chômeurs en Occident.

Je refuse le monde standardisé proposé par l’UE. Je considère que les peuples ont le droit à une continuité historique. Ce que je veux, c’est la survie de ma nation, être capable de transmettre, pas seulement mon héritage matériel mais aussi mon patrimoine immatériel. Les jeunes Français ne sont pas encouragés à découvrir et à aimer cet héritage culturel. On leur fait subir un lavage de cerveaux, à base de culpabilité et de honte de leur pays.

Le résultat, c’est le développement d’une contre-société islamiste en France.

Après 40 ans d’immigration massive, de lobbies islamiques et de politiquement correct, la France est en train de passer de fille aînée de l’Église à petite nièce de l’islam. Et le terrorisme n’est que la partie émergée de l’iceberg. Ce n’est pas la France pour laquelle nos grands-parents se sont battus.

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Parce que l’UE et la France ont oublié un point crucial : « pour s’ouvrir à l’autre, il faut un cœur ferme ; pour accueillir, il faut rester, et pour partager il faut avoir quelque-chose à offrir[RBEJ1] ».

Dans cette perspective, le modèle de société que nous portons est basé sur une conception de l’humain enraciné dans sa mémoire collective et sa culture partagée.

Sans nation et sans famille, le bien commun, la loi naturelle et la morale collective disparaissent cependant que perdure le règne de l’égoïsme.

Même les enfants sont devenus une marchandise ! Nous entendons dans le débat public « nous avons le droit de commander un enfant sur catalogue ». « Nous avons le droit de louer le ventre d’une femme ». « Nous avons le droit de priver un enfant de mère ou de père ». Non, vous ne l’avez pas ! Un enfant n’est pas un droit.

Est-ce cela, la liberté que nous désirons ? Non, nous ne voulons pas de ce monde atomisé de l’individu sans genre, sans père, sans mère et sans nation.

Que voulons-nous alors ?
Comme vous, je veux retrouver mon pays !

Je suis venu vous dire qu’il y a aujourd’hui une jeunesse prête pour cette bataille en Europe : une jeunesse qui croit au dur labeur, qui croit que ses drapeaux signifient quelque-chose, qui veut défendre les libertés individuelles et la propriété privée. Une jeunesse conservatrice qui veut protéger ses enfants de l’eugénisme et des délires de la théorie du genre. Une jeunesse qui veut protéger ses parents de l’euthanasie et l’humanité du transhumanisme.

Comme la jeunesse américaine, la jeunesse française est héritière d’une grande nation. À qui beaucoup est donné, et de qui beaucoup est attendu.

Notre combat ne doit pas être seulement électoral : nous devons diffuser nos idées dans les médias, la culture et l’éducation, afin de stopper la domination des libéraux et des socialistes.

C’est pourquoi j’ai récemment lancé une école de management et de sciences politiques. Le but ? Former les chefs de demain. Ceux qui auront le courage, le discernement et les techniques pour défendre les intérêts de leur peuple.

Le défi est gigantesque, mais les 2 années qui viennent de s’écouler ont montré une chose : ne sous-estimez jamais le peuple ! Une bataille qui n’est pas menée est déjà perdue.

Le Brexit au Royaume-Uni, Manif pour tous en France, et, bien sûr, l’élection de Donald Trump prouvent une chose : quand les peuples ont l’opportunité de reprendre leur pays, ils la saisissent !

Par votre action et votre talent, vous avez réussi à remettre le conservatisme en priorité dans l’agenda politique. Construisons sur ce que vous avez accompli ici, afin que des deux côtés de l’Atlantique un agenda conservateur domine.

Je termine par une citation de Malher que j’aime particulièrement. Une citation qui résume le conservatisme moderne : « La Tradition n’est pas la vénération des cendres, mais la transmission de la flamme. » Vous fûtes l’étincelle. C’est maintenant à nous de nourrir la flamme conservatrice dans notre pays.

Vivent les nations libres, vivent les peuples libres et longue vie à l’amitié franco-américaine.

Merci. »

Source : Page Facebook de MMLP : https://www.facebook.com/MMLPen.officiel/videos/1699278946824583/

Gattaz, le fossoyeur des salariés français

PARIS: MEDEF, press conference about moving a delegation of business leaders in Germany

Ce petit personnage un peu rondouillet, n’est autre que le grand organisateur de la destruction massive des acquis sociaux, avec ses amis du MEDEF et de la CGPME. Il ne se passe pas un jour où l’on brade quelque chose, depuis quelques décennies. On nous dit fini les trente glorieuses, du plein emploi et du pouvoir d’achat tous azimuts.

Fini tous cela ! Merci aux présidents Pompidou et Giscard qui ont, avec la fameuse loi du 1er janvier 1973, empêché les futurs gouvernements français à emprunter à taux O% à la banque de France. Depuis cette date on emprunte aux banques (Rothschild, JP Morgan, etc…) à des taux excessifs. On peut dire que la dette actuelle date de 1973, date aussi du fameux choc pétrolier. Rien n’arrive par hasard, tout cela pour mettre à mal l’industrie Française. Quant à l’immigration, merci encore à MM. Pompidou et Giscard, qui firent venir d’outre méditerranée une quantité pléthorique d’ouvriers non qualifiés. Ainsi la Régie Renault, Citroën, Simca et consort purent avoir des ouvriers corvéables à merci, et surtout moins cher que des français.

Voilà leur but : avoir de la main d’œuvre bon marché. Quant aux franchouillards, ils commencèrent, dès 1975, à passer une grande partie de leur vie professionnelle à Pole Emploi.

Mais les politiciens de cette époque n’ont pas seulement voulu concurrencer l’emploi avec l’immigration, ils ont surtout provoqué l’effondrement des salaires et paupérisé les travailleurs français. C’était déjà leur but en 1973. Ce que veut dire M. Gattaz : payer peu pour que nos retraites soient les plus basses possible.

Il ne faut pas se voiler la Face, la France actuelle compte plus de 12% de chômeurs, voulus par l’état. Sans compter les petits salaires, des fameuses 20 heures dans la grande distribution. On arrive à 20 millions de pauvres en France, sans compter les retraites squelettiques qu’ont les agriculteurs et les commerçants qui ont travaillé parfois plus de 45 ans sans interruption.

A coté de cela certains fonctionnaires sont, de par leur statut spécial, la nouvelle noblesse de la Vème République.

Le président Macron, ancien de chez Rothschild, tout comme son prédécesseur Pompidou, a été mis en place pour servir les privilèges qu’ont les banquiers depuis la Révolution. Il faut alors s’attendre à de nombreux coups bas sur les salaires, acquis sociaux et congés payés venant de ces gens-là ! Eux et leurs familles ne sont pas à plaindre, ils ont un compte en banque bien rempli à la place du Cœur.

Il y a quelques mois un journaliste, ventouse de l’émission « c’est dans l’Air », Christophe Barbier, disait cyniquement qu’il fallait rapidement supprimer la cinquième semaine de congés payés. Barbier, comme beaucoup de roquets du cartel bancaire, est bon pour lancer des concepts qui nous seront imposés, comme la restriction à 80 Km/h aux français dans, quelques mois. FRANÇAIS REVEILLE TOI ! Avant que tu sois dépouillé de tous tes acquis sociaux durement gagnés au cours du XXème siècle, par des luttes acharnées.

Isidore

«On nous a changé la religion !» : le grand effondrement de 1965

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Réflexions à propos de la parution du livre Comment notre monde a cessé d’être chrétien, Anatomie d’un grand effondrement (Seuil, février 2018), un livre de Guillaume Cuchet. 

Ce livre-diagnostic, qui vient à peine de sortir, fera date. L’auteur, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-Est Créteil, entend préciser à quel moment et pour quelles raisons a commencé, en France, le recul spectaculaire du catholicisme.

Pour lui – et c’est sous cet aspect qu’il intéresse particulièrement Paix Liturgique – le catholicisme d’une population se mesure extérieurement, qu’on le veuille ou non, par sa pratique dominicale régulière, qui manifeste et entretient, avec bien entendu des variantes et des nuances, un attachement à l’Église et à son corpus doctrinal. À défaut de cette pratique, une culture chrétienne peut persister un certain temps (ainsi Emmanuel Todd, dans Qui est Charlie ? Sociologie d’une crise religieuse, Seuil, 2015, a montré que les anciennes provinces françaises catholiques avaient plus fortement manifesté contre l’Islam radical), mais par la force des choses cette culture catholique elle-même va disparaissant.

C’est entre 1965 et 1966, que la pratique dominicale a décroché, c’est-à-dire à la fin du concile Vatican II, alors que la réforme liturgique avait commencé. Guillaume Cuchet combat l’idée reçue qui veut que Mai 68 et l’encyclique Humanæ Vitæ de Paul VI condamnant la contraception, publiée en juillet 1968, aient été les déclencheurs de ce décrochement. Ils l’ont accentué, mais il a eu lieu avant, en 1965.

Cet effondrement a été d’autant plus spectaculaire que les enquêtes sociologiques précédentes, jusqu’en 1962, étaient plutôt optimistes. Lancées après la guerre, de manière très systématique, dans les diocèses et les paroisses, par le célèbre chanoine Boulard, sur un projet initial du sociologue Gabriel Le Bras, elles avaient abouti, à partir de 1947, à l’édition successives de cartes (les « cartes Boulard »), qui distinguaient les paroisses chrétiennes (Ouest, Pays Basque, sud, sud-est du Massif Central, cantons du Nord, Alsace), et les « pays de mission », où la pratique tombait à 40% et moins. Elles montraient que la période d’après-guerre a correspondu à une embellie pour le catholicisme français. Ce mieux se plaçait dans une série de flux et de reflux que Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire ont mis en évidence dans leur Histoire religieuse de la France contemporaine (Privat, 1988) : hautes eaux vers 1760 ; reflux considérable avec la Révolution jusque vers 1830 ; remontée très notable jusqu’à l’installation de la Troisième République ; déclin à l’époque des lois anticléricales, qui cesse vers 1910 ; nouvelle remontée, enfin, qui culminera en 1960. Hauts et bas, cependant, sur une longue courbe constamment descendante depuis la Révolution, montrant une laïcisation progressive de la société. Une embellie donc, après la guerre, où on recueillait les fruits d’un réseau dense d’œuvres catholiques, d’un moindre anticléricalisme, d’une immigration italienne et polonaise pratiquante, d’un investissement considérable du clergé dans les patronages, écoles, œuvres de jeunesse. La transmission catholique était assurée : les jeunes devenant adultes pratiquaient dans la même proportion que leurs parents et même légèrement mieux. Et puis, patatras !

En mars 1975, entre bien d’autres études et sondages, une enquête révélait une chute de 47% de la pratique dans le diocèse de Paris depuis 1954. En 1974, à Lille, on constatait qu’un tiers des pratiquants avait disparu depuis les dernières années. Des analyses plus fines permettant de dater la chute de 1965-1966, plutôt en 1965.

De travaux en travaux, toutes les instances ecclésiastiques devaient convenir, tout en cherchant d’abord à minimiser, qu’un incroyable décrochement s’était produit. Qui plus est, il affectait tout particulièrement les jeunes de familles pratiquantes du baby-boom. Autrement dit, la génération de catholiques qui arrivait à 20 ans en1965, pour la première fois dans l’histoire, n’a pas bénéficié de la transmission de l’héritage catholique. Et bien entendu, ce fait colossal va désormais se démultiplier.

En définitive, d’une pratique dominicale, juste avant le Concile, en moyenne, de 25% des Français (avec 80% des enfants faisant leur communion solennelle, c’est-à-dire pratiquant et étant catéchisés jusqu’à l’âge de 12 ans), on est passé aujourd’hui, si on considère les vrais chiffres, ceux de la pratique tous les dimanches et non pas une fois par mois, à moins de 2% de pratiquants (très exactement : 1,8%, enquête Ipsos pour La Croix, 12 janvier 2017), les femmes pratiquant désormais aussi peu que les hommes. Et cet arasement est général : toutes les provinces, les villes comme les campagnes sont désormais à égalité, à ceci près que la société française s’est considérablement urbanisé e et que les assemblée dominicales des villes sont de ce fait numériquement plus importantes que celles des chefs-lieux de cantons où est encore célébrée la messe le dimanche.

Vatican II, « événement déclencheur »

Précisons que Guillaume Cuchet voudrait exonérer le Concile comme tel des causes du phénomène. Il le considère cependant comme « événement déclencheur » de l’effondrement : « On ne voit pas en effet quel autre événement contemporain aurait pu engendrer une telle réaction. La chronologie montre que ce n’est pas seulement la manière dont le concile a été appliqué après sa clôture qui a provoqué la rupture. Par sa seule existence, dans la mesure où il rendait soudainement envisageable la réforme des anciennes normes, le concile a suffi à les ébranler, d’autant que la réforme liturgique, qui concernait la partie la plus visible de la religion pour le plus grand nombre, a commencé à s’appliquer dès 1964. » (p. 130)  Dans le Concile, cependant, il incrimine le texte fameux sur la liberté religieuse, Dignitatis Humanæ, qui concernait en définitive les rapports de l’Église et des États chrétiens, mais qui a été entendu, non sans raison, comme une consécration de la liberté de la conscience de chaque catholique. D’où le développement d’une « religion à la carte », où chacun module en quelque sorte son propre Credo.

Les normes gênantes sont désormais passées sous silence dans l’enseignement, la principale en l’espèce étant l’obligation faite par le commandement de l’Église d’assister à la messe le dimanche, sous peine de péché grave. C’est le clergé lui-même qui a « désinstallé » les règles qu’il avait tant œuvré à faire respecter depuis le Concile de Trente. Du coup, le milieu pratiquant, qui se « reproduisait » en transmettant de génération en génération ce catalyseur de l’être catholique (voir saint Justin, au IIe siècle, expliquant que le chrétiens se distinguent en pratiquant leur culte le jour de la semaine où le Seigneur est ressuscité), a cessé de transmettre cette pratique fondamentale et tout ce qui allait avec.

S’agit-il toujours de la même religion ?

En 1952, 51% des adultes baptisés déclaraient se confesser une fois par an. En 1974, ils sont 29%, presque la moitié en moins. Quant au groupe des pénitents fréquents (une fois par mois), il s’est évaporé entre 1952 et 1974. Le décrochage, ici aussi, a eu lieu à la fin du Concile.

Ceci s’est conjugué avec un silence sur les fins dernières : « Le clergé a cessé assez brutalement de parler de tous ces sujets délicats, comme s’il avait arrêté d’y croire lui-même, en même temps que triomphait dans le discours une nouvelle vision de Dieu, de type plus ou moins rousseauiste : le « Dieu Amour » (et non plus seulement « d’amour ») des années 1960-1970 » (p. 216). On a assisté à une entreprise de démythologisation de l’ancien catéchisme, « dont le jugement, l’enfer, le péché mortel, Satan ont plus ou moins fait les frais » (p. 265). Et cela au moment où le Concile s’achevait (cf. Yves Lambert, dans Dieu change en Bretagne, Cerf, 1985).

Bien entendu, pour s’être effondré si rapidement, et avec si peu de résistance, il fallait bien que cet ensemble catholique ait été miné de l’intérieur depuis longtemps. La nouvelle ligne doctrinale sur l’œcuménisme et les relations avec les religions non-chrétiennes ont alors fait sauter l’édifice : « Vatican II a été, de ce point de vue, le théâtre d’une sorte de nuit du 4 août dans l’au-delà qui a mis fin aux privilèges des catholiques quant au salut. Désormais, l’Église ne se concevrait plus que comme l’instrument du salut pour tous, sans discrimination ni privilège, même si les fidèles qu’on avait formés jusque-là dans une tout autre théologie risquaient de s’en trouver un peu déstabilisés et de s’interroger, dans ces conditions, sur les bénéfices réels de l’affiliation. » (p. 257)

Au total, la fracture au sein de la prédication catholique est « si manifeste qu’un observateur extérieur pourrait légitimement se demander si, par-delà la continuité d’un nom et de l’appareil théorique des dogmes, il s’agit bien toujours de la même religion » (p. 266).

La rupture liturgique

Même s’il y insiste peu, ne voulant pas vraiment mettre en cause les textes de Vatican II et sa réforme liturgique, Guillaume Cuchet, indique à plusieurs reprises que le moment du grand décrochement est lié aux bouleversements cultuels : « La réforme liturgique, qui concernait la partie la plus visible de la religion pour le plus grand nombre, a commencé à s’ appliquer dès 1964 » (p. 130). La crise de la communion solennelle a été une sorte de révélateur : les éléments réformateurs du clergé avaient tendance à critiquer un rite « formel, hypocrite, « sociologique », sans véritable valeur spirituelle ». Rares ont été ceux qui, comme le P. Serge Bonnet, dominicain, défendaient la qualité spirituelle de la religion populaire, dont la communion solennelle était devenue un élément important (*).

« Dans le domaine de la piété, écrit l’auteur p. 134, des aspects de la réforme liturgique qui pouvaient paraître secondaires, mais qui ne l’étaient pas du tout sur le plan psychologique et anthropologique, comme l’abandon du latin, le tutoiement de Dieu, la communion dans la main, la relativisation des anciennes obligations ont joué un rôle important.» Au total, c’est un monde qui a disparu presque d’un coup. Sonnés par des modifications à jet continu dans la messe dominicale, désarçonnés par l’abandon de la soutane par le clergé, dont une partie va même abandonner le sacerdoce, dégoûtés par une prédication politique socialisante, les paroissiens ne s’y retrouvaient plus et quittaient leur vieille maison familiale sur la pointe de pieds.

LES RÉFLEXIONS DE PAIX LITURGIQUE

1 – Guillaume Cuchet est tout le contraire d’un anti-conciliaire, ce qui rend son propos d’autant plus percutant. On peut tout de même ajouter à ce qu’il dit, que le concile Vatican II a globalement représenté une transaction de l’Église avec le libéralisme qu’elle avait théoriquement condamné jusque-là avec la dernière énergie. De même la traduction liturgique du Concile qu’a été tout naturellement la réforme liturgique équivaut aussi à un passage, jusqu’à un certain point, au libéralisme moderne : effacement des doctrines qui fâchent (messe-sacrifice, sacerdoce hiérarchique, etc.) et relativisation de toute règle, rubrique, obligation. Du coup, Mai 68 aura un effet encore plus dévastateur dans l’Église : toutes les défenses avaient déjà craqué, c’est ainsi qu’il apparut à beaucoup que la réforme liturgique fut en réalité, plus qu’un simple réforme liturgique, la canonisation d’un changement de la Foi.

2 – 1965, moment du grand décrochement : il est certain que, du point de vue liturgique, l’avalanche de réformes qui a précédé le missel nouveau à partir de 1964 (date du démarrage de la réforme), a été dévastatrice. De 1964 et de la messe face-au-peuple avec de nombreuses parties en langue vernaculaire à 1974 (nouveau rituel du sacrement de pénitence), en dix ans, les suppressions ont succédé aux allégements, les abandons aux simplifications, ce qui a donné aux catholiques l’impression de changements qui ne cesseraient plus. On avait l’impression que de haut en bas les ecclésiastiques avaient à cœur de bousculer les habitudes de leurs ouailles : ils devaient entrer dans une autre époque, et c’était le signe que la liturgie nouvelle donnait.

3 – Comment en sortir n’est pas le sujet de Guillaume Cuchet, qui se livre seulement à une « anatomie » de l’effondrement. Une étude aussi aiguë du catholicisme d’aujourd’hui, avec ses forces nouvelles au sein d’une grande faiblesse, serait particulièrement intéressante et importante à mener. L’auteur dit au passage, à juste titre, que contrairement à ce que pense Emmanuel Todd, le catholicisme n’est pas aujourd’hui dans une « phase terminale ». Par ailleurs la rupture est encore fraîche pour un certain nombre de pratiquants. Dans Ces fidèles qui ne pratiquement pas assez… Quelle place dans l’Église (Lessius, 2017), Valérie Le Chevalier voudrait que les catholiques pratiquants « sortent » pour aller à la rencontre des catholiques non pratiquants. Elle aurait raison si c’était dans le but de les inviter à « rentrer », ce qui n’est pas son propos. Mais c’est assurément encore possible pour beaucoup d’entre eux. Il faudrait préalablement accepter de faire un sérieux examen de conscience sur les erreurs passées. En outre, on pourrait prendre en compte les « signes des temps », que sont aujourd’hui l’attrait des formes liturgiques traditionnelles pour les jeunes, comme aussi l’attrait des filières traditionnelles pour les vocations. Ou encore, ces masses de chrétiens jeunes et même très jeunes qui se manifestent, y compris dans la rue, mais qui sont un troupeau sans pasteurs, qui ne demande qu’à être guidés par des pasteurs. Des pasteurs et non plus des démissionnaires.

4 – On n’insistera d’ailleurs jamais assez sur le fait que le « pastoral » est la grande marque de l’ère conciliaire, où le dogme a cédé la place à une doctrine souple. Qu’est-ce à dire, sinon que l’autorité s’est diluée d’elle-même ? Et cela est vrai pour l’ensemble de la discipline et du culte : plus d’obligations infrangibles, mais des invitations, des sollicitations dans un grand climat de liberté. En liturgie, rien n’est plus vraiment obligatoire, et des choix comme à l’infini permettent à chaque prêtre d’organiser sa célébration et de faire passer les messages qu’il veut. Tout cela participe de la grande crise d’autorité, ou de « paternité » par laquelle la modernité a basculé dans l’ultra-modernité. La grande conséquence est que le principe de la transmission par l’éducation ne fonctionne plus. On savait tout cela, mais ce que Guillaume Cuchet souligne est que cette rupture phénoménale a eu lieu dans l’Église avant d’avoir eu lieu dans la société. On s’est souvent gaussé des hommes d’Église, qui couraient derrière le monde moderne mais avaient toujours un train de retard. Eh bien c’est faux ! La révolution doctrinale et liturgique du Concile a précédé la révolution de Mai 68. Et ce fut un suicide.

(*) À hue et à dia : les avatars du cléricalisme sous la Ve république, Cerf, 1974.

http://www.seuil.com/ouvrage/comment-notre-monde-a-cesse-d-etre-chretien-guillaume-cuchet/9782021021295

Source : La Lettre de Paix Liturgique du 20 février 2018