Guerre en milieu urbain : Les conflits du futur

Entretien avec Pierre SANTONI, co-auteur de « L’ultime champ de bataille ». Il est plus que probable que le futur conflit se passera sur notre sol, contre vous savez qui …

De Beyrouth à Sarajevo, de Kaboul à Bagdad, la ville s’est aujourd’hui imposée comme l’ultime champ de bataille. C’est désormais dans les zones urbaines ou confinées que les armées modernes manoeuvrent. C’est là que se fait la décision. Frédéric Chamaud et Pierre Santoni retracent avec précision l’évolution des combats urbains et des tactiques employées depuis les années 1930, lorsque la guerre s’est installée durablement au cœur des villes. En analysant une douzaine d’affrontements majeurs, les auteurs font découvrir les particularités de ces combats, décryptent l’évolution des opérations et expliquent pourquoi ce « terrain » devient crucial. Avec l’apparition des drones, et bientôt de robots, c’est dans les espaces urbains et confinés que se dérouleront les derniers combats d’homme à homme, où le nombre et la qualité des combattants et des chefs de guerre seront encore déterminants. C’est de manière inattendue le lieu du retour de la manœuvre classique. C’est, en ce début du XXIe siècle, « l’ultime champ de bataille »…

Issu des troupes de Marine, le chef de bataillon Frédéric Chamaud a servi en unité opérationnelle avant de rejoindre le Centre d’entrainement aux actions en zone urbaine-94e régiment d’infanterie à Sissonne (2011 à 2014).

Le colonel Pierre Santoni a passé l’essentiel de sa carrière dans l’infanterie. Il a commandé le Centre d’entrainement aux actions en zone urbaine-94e régiment d’infanterie à Sissonne de 2012 à 2014.

Auteurs : Frédéric Chamaud et Pierre Santoni
Format : 19 x 24,5 cm
Nombre de pages : 228
Couverture : brochée
Collection : XXIe siècle
ISBN : 9782364450745

L’ultime champ de bataille, de Frédéric Chamaud & Pierre Santoni,
paru aux éditions Pierre de Taillac.

Ouvrage à commander ici : http://www.editionspierredetaillac.com/nos-ouvrages/catalogue/memoires-essais-biographies/l-ultime-champ-de-bataille

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La Bleuite, l’autre guerre d’Algérie

Voici la page la plus sombre de la guerre d’Algérie. La bleuite. Racontée par les acteurs principaux, l’un d’eux est l’artisan même de cette opération machiavélique, en l’occurrence le Capitaine Paul-Alain Léger.

Maître Jérôme Triomphe : Du prétendu antiracisme à l’idéologie totalitaire

Mardi 13 mars 2017, Me Jérôme Triomphe, avocat au barreau de Paris, était l’invité de l’association « Mémoire du futur » à Rennes. Devant plus de 150 personnes, il a donné une conférence sur le thème « Du prétendu antiracisme à l’idéologie totalitaire ». S’il existe une sorte d’urgence à évoquer ce thème, c’est en raison de l’actualité et notamment la condamnation, en décembre dernier, des Identitaires qui, à Poitiers, avaient occupé le chantier d’une mosquée avant d’étendre leur banderole au sommet d’un bâtiment. Damien Rieu était porte-parole de Génération Identitaires. Directeur de la communication à la mairie de Beaucaire, il a été, comme cinq autres militants, condamné à un an de prison avec sursis et 40 000 euros d’amende.

Le terrorisme intellectuel et la loi Gayssot-Rocard

Le 13 juillet 1990, la loi dite loi Gayssot, du nom de son initiateur, Jean-Claude Gayssot, député communiste, tend à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe. Pour Maître Jérôme Triomphe, « Cette loi a été écrite dans un but précis : celui de protéger des prétendues minorités. Mais la majorité visible n’est aujourd’hui plus protégée de rien ! On le voit dans les différentes décisions judiciaires que nous avons à subir. Il y a une discrimination à la fois médiatique et judiciaire parce que ce qui est valable pour les minorités ne l’est pas pour la majorité ».

L’antiracisme, une idéologie totalitaire

« Quand Jean-Paul Agon, Président de l’Oréal, dit que à CV égal, il privilégiera toujours celui de Mohamed à celui de François », (Dans une interview accordée au journal Le Monde le 12 juillet 2007, ce dernier avait notamment déclaré « L’Oréal fait de la discrimination positive et l’assume (…) aujourd’hui, lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d’origine étrangère, il a plus de chance d’être recruté que celui qui porte un prénom français de souche »), il s’agit d’une discrimination qui tombe sous le coup de la loi, mais le tribunal, la cour d’appel et la cour de cassation ont considéré que cela ne tombait pas sous le coup de la loi parce que cela visait à établir une discrimination positive. Ces lois ont été faites à sens unique, nous le voyons bien !

Les chrétiens sont présumés être racistes…

Maître Jérôme Triomphe estime qu’il existe un nihilisme totalitaire parce qu’il consiste à interdire de facto, par le triple jeu de la loi des suspects, du terrorisme intellectuel et de la culpabilisation, la défense de notre identité, de nos fidélités, quelles soient charnelles ou spirituelles ! Si vous voulez défendre votre culture, vos traditions, vous êtes traités de raciste !

« Nique la France »… et des motifs d’espérances

Le 7 avril 2010, la maison dite Darna Edition éditait un ouvrage intitulé « Nique la France ». Un ouvrage composé de textes et de 95 photographies représentant des personnes diverses faisant « un doigt d’honneur ». Moins d’un an plus tard, l’Agrif portait plainte avec constitution de partie civile. « Avec l’Agrif depuis 8 ans, explique Maître Triomphe, nous avons porté à bout de bras ce dossier contre « Nique la France ». Nous avons été débouté par le Tribunal et par la cour d’appel qui nous expliquait que la race blanche n’existait pas ! »

Retour de balancier. Finalement, le 28 février 2017, la cour de cassation cassait le jugement de la cour d’appel de Paris.

Fichés S ou bombes à retardement

Azimov

Notre vidéo a été censurée sur YouTube puis sur RuTube, on a finalement trouvé une alternative. Il se dit que LiveLeak est beaucoup plus large d’esprit, on va voir. Voici la vidéo que notre zèbre a envoyé au califat pour prêter allégeance. Si vous pensez que c’est mal de poster ce genre de vidéo pour vous exposer la vérité dites-le nous dans les commentaires ci-dessous.

//www.liveleak.com/e/aNjhN_1526456164

Encore un nouvel attentat à Paris, au cri d’Allah Akbar, qui est le signe de ralliement de tous les musulmans drogués au Coran.

Pour une fois, pas d’arabo-islamiste, mais un jeune tchétchène de 20 ans, fiché S et naturalisé français, pour notre malheur. C’est à dire un effet collatéral de la distribution de papiers d’identité française à n’importe qui, sans la moindre prudence, mais parce qu’il serait né en Tchétchénie et par conséquent réfugié d’un pays qui souffre de l’occupation des méchants russes, mais qui continue à produire des salafistes à la chaine. Une tragédie de plus, qui aurait pu être évitée, sans l’action néfaste des lois dites « Républicaines », devenues actuellement une sorte de malédiction pour notre pays.

Dans beaucoup de classes d’école de banlieues, on compte parfois jusqu’à plus de 80% de nationalités différentes. Quel est le nombre d’entres elles qui appartiennent à l’Islam? Toutes les statistiques portant sur la religion ou sur l’origine ethnique sont interdites.

Pourtant tout le monde sait que la radicalisation se fait par les bons soins des imans dans les mosquées salafistes qui continuent à diffuser des messages de haine à l’encontre des « mécréants » et franchouillards que nous sommes. Mais pour nos gouvernants, pas touche à l’Islam.

Avec depuis 2015, 250 morts et 800 blessés, comment se fait il qu’après un attentat meurtrier les français, ne descendent pas en foule dans la rue, pour crier leur refus de l’islamisation, de l’immigration et du laxisme coupable des autorités?

Quand nos compatriotes anesthésiés par la propagande  d’un impossible vivre ensemble vont-ils prendre leurs responsabilités et penser à assurer leur propre défense, puisque nous ne pouvons plus compter sur ces gouvernements successifs pour le faire.

C’est un ressenti profond d’abandon que le peuple sans protection vit tous les jours (même pas l’autorisation d’un port d’arme est accordé aux gens honnêtes), pour compenser l’impuissance  complice de l’Etat.

Mais hélas, c’est aussi de la dérobade, pour ne pas dire plus, d’une majorité de français qui semble accepter passivement le rôle du veau dans l’abattoir, comme s’il s’agissait d’une fatalité à supporter sans rien y faire.

Combien de paroles grandiloquentes et cosmétiques, dans la bouche d’un Macron, qui n’a encore pas compris que l’envahissement de notre pays, fut il pacifique, du moins pour l’instant, et son islamisation progressive, c’est plus grave que tous les  autres problèmes. C’est une question de survie pour nous tous, dans un avenir très proche.

Que déclare Macron après ce dernier attentat? « La France paye à nouveau le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté ». Cynisme ou mensonge délibéré?

Avec un telle politique immigrationiste qui consiste à aller chercher des clandestins sur les côtes africaines pour les introduire en Europe et de là en France, avec la garantie du regroupement familial; comment peut on oser tenir un langage de fermeté?

Nous payons le prix des lâchetés présentes et passées des politiciens de droite et surtout de gauche, qui ont ouvert un boulevard à un trop plein de populations extra-européennes ou des confins du Caucase, qui n’avaient rien à faire chez nous. Populations  souvent musulmanes qui ont engendré le salafisme, maintenant ouvertement affiché, et que vous vous interdisez d’interdire.

Vous êtes une nouvelle fois coupables de ce qui vient d’arriver et en conséquence, incapables et indignes de continuer à gouverner le pays que vous amenez prochainement à un affrontement racial, sur fond religieux.

Bien sûr, c’est plus facile de s’en prendre aux patriotes et aux lanceurs d’alerte qui veulent sortir de ce piège qu’est devenu l’Europe de Bruxelles, comme aux sites identitaires et à la réinfosphère qui clament la vérité. Cela, avec l’appui des médias subventionnés et de la férocité des juges rouges, du CRIF, du MRAP et autres associations qui font de la chasse aux « mal pensant » leur fond de commerce.

Devant les crimes de ces engeances de malheur, vous ne savez que répondre « pas d’amalgame », alors que les amalgames avec les paroles du Coran sont pourtant évidentes. Au contraire même, vous accentuez la répression sur ceux qui dénoncent ces crimes et leurs auteurs musulmans radicaux, avec les mots qui conviennent; en appelant un chat un chat.

Vous achetez votre tranquillité et votre confort moral par des compromissions, en fermant les yeux sur ce que vous appelez des incivilités, qui sont en réalité des actes de guerre et autant de piqures de guêpes contre les franchouillard que nous sommes, actes qui se transforment un jour en terrorisme sanglant.

Vous n’avez même pas le courage de retirer la nationalité française à des individus potentiellement dangereux et fichés S, ni de les expulser du territoire, en stoppant toute entrée illégale.

Au contraire, vous encouragez les passages à l’action en maintenant des frontières passoires. N’est il pas curieux que des hommes et des femmes, partis en Syrie faire le djihad continuent à toucher le RSA. N’est ce pas une preuve d’incompétence et d’inorganisation?

Un Macron qui disait récemment: « Personne ne peut faire croire que  l’Islam n’est pas compatible avec la République… et que donner l’image  de l’Islam comme d’une religion cautionnant le meurtre et la terreur doit être condamnée ».

Que cet ignorant prenne la peine de lire le Coran seulement et il en aura un autre aperçu.

Paroles d’aveuglement idéologique  peut être, ou peur de jeter les graines d’un conflit qui viendra inéluctablement, puisque rien n’est fait pour en juguler son développement.

Quant à la population française, la première concernée, elle reste bloquée dans son inertie et vit comme dans l’ivresse d’un suicide collectif. Et la décadence en cours devient une vertu au nom de l’humanisme et de la repentance, sur la base du ramollissement général et du refus de combattre, tout en sous estimant l’ennemi à travers le prisme du pacifisme à tout prix.

La France se trouve, devant l’islamisme, aussi terrorisée que le lapin devant le cobra.

Un certain Pierre Manent écrit: « Les européens qui consentent à leur disparition prochaine, interprètent cette disparition comme la preuve de leur supériorité morale ».

Comme quoi le crétinisme a la vie dure.

Onyx

Ce que l’on sait de Khamzat Azimov, le terroriste musulman tchétchène qui a frappé à l’Opéra

This undated handout photo obtained on May 13

De la Tchétchénie où il est né en 1997 à l’attaque de Paris, portrait de Khamzat Azimov, l’assaillant français présumé, abattu par les policiers juste après l’attaque

Visage juvénile sous une barbe noire, il était né en Tchétchénie avant de venir en France avec sa famille: Khamzat Azimov, 20 ans, l’auteur de l’attaque au couteau à Paris, était sur les radars des renseignements mais son parcours de radicalisation reste flou.

Il a entamé sa trajectoire meurtrière vers 20 h 40, attaquant des passants au hasard dans le quartier de l’Opéra, animé en ce samedi soir. En moins de 20 minutes, il a tué un homme de 29 ans et blessé quatre autres personnes avant d’être abattu par la police. L’attaque a été revendiquée par le groupe jihadiste État islamique (EI).

« Il avait une barbe pas très longue, était habillé normalement. Il ne correspondait pas au stéréotype » du jihadiste, a raconté à l’AFP Romain, un témoin qui l’a entendu dire « Allah Akbar, deux fois, tout doucement » au milieu de la panique ambiante.  « Je le voyais avec un couteau dans la main, les mains pleines de sang, il frappait sur les commerces » dans la rue, a relaté Jonathan, serveur dans un restaurant coréen du quartier: « Il avait l’air fou ».

Il a grandi à Strasbourg

Né en novembre 1997, il a fui avec sa famille la Tchétchénie, une république musulmane russe du Caucase, théâtre de deux guerres dans les années 1990 et 2000. Réfugié en France, il a grandi à Strasbourg où, dimanche, un ami né comme lui en 1997 a été arrêté et placé en garde à vue.

A Strasbourg, une ancienne camarade de classe rencontrée par l’AFP a évoqué un lycéen « vraiment discret », qui « ne parlait vraiment pas beaucoup », un « élève normal, pas excellent mais pas mauvais non plus ».

« Khamzat était assez calme, il était dans son coin, il n’avait pas de problème », s’est rappelé un autre ancien lycéen, qui a précisé que lui et le jeune homme interpellé dimanche étaient dans la même classe de terminale en 2016. Ils étaient de « très bons amis », « tout le temps ensemble », a-t-il dit.  Contrairement à Khamzat Azimov, son ami « avait un comportement particulier. Il était en contact avec la Syrie, il voulait partir. Mais après le bac, il était sorti de tout ça, il voulait faire sa vie », a-t-il raconté. 

Fiché S en 2016

En 2016, le jeune homme de 19 ans apparaît dans les radars des services antiterroristes en raison de ses liens avec un groupe de jeunes souhaitant gagner la Syrie, dont un autre Tchétchène. Durant l’été, il est fiché « S » (pour « sûreté de l’Etat ») et inscrit au FSPRT, le fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation islamiste. Dans le groupe qu’il fréquente, il y a deux Tchétchènes suivis par la DGSI. 

Après l’attaque, l’agence de presse de Daesh, Amaq, l’a qualifié de « soldat de l’Etat islamique » et a assuré que son « opération [avait] été menée en représailles envers les Etats de la coalition » internationale antijihadiste en Irak et en Syrie.

Entendu il y a un an par la brigade criminelle

« Il n’avait pas d’antécédent judiciaire », a déclaré à l’Agence France-Presse une source judiciaire. Le jeune homme avait été « entendu il y a un an par la section antiterroriste de la brigade criminelle, car il connaissait un homme lui-même en lien avec quelqu’un parti en Syrie », a rapporté une source proche de l’enquête. Peu avant son passage à l’acte, le jeune homme avait rejoint le domicile parental, à Paris, où ses parents se seraient réinstallés ensemble.

Khamzat Azimov a été naturalisé français en 2010, adolescent, en même temps que sa mère. Il vivait depuis quelque temps à Paris avec sa soeur de 7 ans et ses parents, qui ont été interpellés et placés en garde à vue dimanche matin. Leur domicile, un hôtel meublé dans l’un des secteurs les plus modestes du XVIIIe arrondissement, a été perquisitionné à l’aube, sans résultat concluant.

L’une des gérantes de l’établissement a décrit une famille « vraiment discrète », qui « n’était pas dans l’ostentation au niveau religion », avec un fils qui « disait qu’il était étudiant ».  « Cela fait un peu plus d’un an qu’ils vivaient là », a estimé Reda, 42 ans, client de l’hôtel. « Le papa travaillait des fois, plutôt dans le bâtiment, la peinture. La maman travaillait dans une association de sans-abris ».  Pour une voisine, c’était une « famille sans problème » qui « ne recevait jamais personne ». Selon elle, le jeune homme n’était « pas un caïd, mais quelqu’un de réservé ».

Source : Sudouest.fr avec AFP

Prendre conscience que le choc des civilisations est une menace pour l’Europe

Bataille-de-Salamine

Nombreux sont ceux qui, dans les hautes sphères du monde occidental, n’ont pas pleinement pris en compte la dimension multipolaire du monde d’aujourd’hui et rejettent l’idée même du choc des civilisations. Ligne droite considère au contraire que cet antagonisme constitue une réalité incontournable du XXIe siècle. Une réalité qui conduit la plupart des civilisations mondiales à s’opposer à l’Europe, la civilisation qui les a dominées dans le passé et leur donne aujourd’hui des leçons de morale. Elles le font par des moyens aussi puissants que l’immigration, le terrorisme, la concurrence économique sauvage ou la colonisation culturelle et, ce faisant, menacent la survie même de l’Europe.

Le monde est multipolaire

Depuis la chute du mur de Berlin en 1988 et l’effondrement du bloc soviétique, le monde a en effet considérablement changé. Il n’est plus structuré par l’affrontement idéologique entre l’Est et l’Ouest et, s’il a cessé d’être bipolaire, il n’est pas devenu unipolaire pour autant car les États-Unis, certes sortis vainqueurs de la guerre froide, sont loin d’avoir rassemblé le monde autour d’eux. En effet, la mondialisation économique a fait émerger d’autres entités dont certaines retrouvent leur puissance passée et qui s’imposent désormais avec force sur la scène mondiale. Aussi la planète est-elle devenue clairement multipolaire.

Une réalité qui peine cependant à être reconnue par les Occidentaux. Les Américains continuent en effet de se comporter comme s’ils avaient le leadership mondial et leur hostilité obsessionnelle à l’égard de la Russie conduit à se demander s’ils ont réellement pris la mesure des mutations géopolitiques. Quant aux Européens, soumis comme toujours au politiquement correct, ils refusent la réalité du monde multipolaire, jugée non conforme à la vision mondialiste de la pensée unique. Il n’est donc pas étonnant dans ces conditions que le choc des civilisations qui résulte de cette nouvelle donne semble totalement absent de leurs préoccupations.

Le choc des civilisations est une réalité

Il s’agit pourtant d’une réalité majeure qui domine la scène internationale et détermine la plupart des conflits et des antagonismes que connaît le monde aujourd’hui. Les principaux pôles de puissance structurant la planète sont en effet tous porteurs d’une civilisation qui leur est propre et qu’ils affirment avec fierté. Tel est le cas de la Chine mais aussi de l’Inde et des États-Unis ainsi que de la Russie ou du Japon. C’est également le cas du monde musulman car ce dernier, s’il n’est certes pas organisé sur un territoire unique centralisé par un État fort, constitue néanmoins avec l’oumma des croyants une entité spécifique et puissante. Quant à l’Afrique et à l’Amérique du Sud, elles connaissent également l’émergence de fortes puissances tels le Brésil et, si elle ne se fourvoie pas, l’Afrique du Sud.

L’Europe a suscité l’animosité des autres civilisations

L’Europe est quant à elle un cas particulier car, si elle est porteuse d’une civilisation brillante et originale, rongée par la division et la bienpensance, elle ne constitue pas en l’état actuel un pôle de puissance géopolitique. Et, surtout, elle présente la singularité d’avoir été pendant de nombreux siècles la civilisation dominante, celle qui a conquis et soumis le monde entier, celle qui a imposé ses valeurs et sa culture à tous les peuples. Aujourd’hui, affranchis de cette tutelle, ceux-ci nourrissent à l’égard de l’Europe un sentiment sourd de revanche qui fait d’elle la cible des blocs civilisationnels qu’ils constituent désormais. Aussi subit-elle comme les États-Unis la rancœur de tous ceux qui ont eu autrefois à connaître son imperium.

Cette situation est encore aggravée par la propension actuelle de l’Occident à vouloir imposer au monde entier ses principes et ses institutions, la démocratie et les droits de l’homme. Ce qui crée dans le monde une animosité croissante à son encontre, voire une hostilité qui se transforme en haine lorsque cette volonté d’imposer son modèle va jusqu’à l’emploi massif de la force armée comme ce fut le cas en Irak.

Dans le choc des civilisations, l’Europe est la cible des autres puissances

Dès lors, le choc des civilisations est bien réel, mais il ne se traduit pas comme certains pourraient le penser par un affrontement de toutes contre toutes. Il existe certes une concurrence entre les blocs civilisationnels qui prend parfois la forme d’affrontements locaux de nature identitaire mettant souvent aux prises des musulmans avec d’autres peuples. Mais, à l’échelle de la planète, le choc des civilisations est avant tout un antagonisme qui oppose toutes les civilisations à l’Occident et plus particulièrement à l’Europe. Celle-ci est donc bien, qu’on le veuille ou non, la principale  cible  du choc des civilisations, un choc qui s’apparente à une guerre plus ou moins larvée mais bien réelle. Car, contrairement à ce que l’on peut croire, ce choc des civilisations n’a rien de théorique ni de symbolique. Il ne s’agit pas d’une sorte de compétition culturelle mais d’un affrontement violent qui menace la survie même de l’Europe et se trouve être sous-jacent à tous les grands problèmes qu’elle rencontre aujourd’hui.

Le choc des civilisations, c’est l’invasion migratoire et le terrorisme islamique

Qu’est-ce en effet que l’immigration massive et incontrôlée que subissent les pays européens sinon une invasion non violente perpétrée par les civilisations musulmane et africaine qui cherchent à imposer à notre continent leurs peuples, leur culture et leur religion ? L’immigration de peuplement que nous subissons n’est finalement qu’une offensive pour substituer une autre civilisation à la nôtre et, avec ces mouvements migratoires, c’est le choc des civilisations qui s’impose sur notre sol.

Il en va de même en plus violent avec le terrorisme islamique. Car ces attaques sanglantes lancées contre l’Europe sont bien le fait des tenants de la civilisation musulmane qui s’en prennent à la civilisation européenne et chrétienne.

Le choc des civilisations, c’est la guerre économique provoquée par la libéralisation des échanges

Sur le plan économique, le libre-échangisme sauvage a permis aux nations autrefois sous-développées, et principalement à la Chine, de lancer contre l’Europe une offensive industrielle et commerciale qui les a conduites à s’emparer d’une partie du potentiel économique européen. Comment en effet ne pas voir que, sous couvert de libéralisation des échanges, c’est une véritable guerre économique qui nous est faite et qui se traduit pour l’Europe par des pertes considérables de richesse génératrices de chômage et d’appauvrissement ?

Le choc des civilisations, c’est l’offensive culturelle américaine

Si l’on dissocie l’Europe du bloc occidental, force est aussi de constater que notre continent subit sur le plan culturel les assauts civilisationnels des États-Unis d’Amérique. La langue, les usages, les mœurs et les arts venus d’outre-Atlantique s’imposent à nous au point d’effacer ce qui faisait la spécificité culturelle de la civilisation européenne. Un processus qui n’a rien de naturel et qui s’apparente bien à une guerre, certes très feutrée mais bien réelle, engagée contre nous par les États-Unis dès la fin du second conflit mondial.

Aussi faut-il regarder la réalité en face : l’Europe subit un choc des civilisations de très grande amplitude qui se manifeste à la fois sur le plan militaire avec le terrorisme, sur le plan identitaire avec l’immigration, sur le plan économique avec la mondialisation et sur le plan culturel avec l’américanisation.

Il est donc temps que les Européens se réveillent et prennent conscience de la guerre civilisationnelle qui leur est faite. Il est grand temps qu’ils s’érigent enfin en un pôle de puissance pour défendre leur commune civilisation.

Source : Ligne droite

Photo : Bataille de Salamine de Wilhelm von Kaulbach (domaine public)

Robert Ménard agressé

menard

Qui ne connait pas maintenant le Maire de Béziers ? Il n’est demandé à personne de partager sa vision sur la gestion de la ville ou ses accointances politiques. Mais est-il acceptable qu’un groupe violent rempli de haine homicide s’en prenne physiquement à sa personne. Lui surtout qui a créé Reporters Sans Frontières ce qui mérite respect.

Que faut il penser de la complaisance tacite du Gouvernement devant l’activité militante de ces véritables milices gauchistes proches des casseurs de vitrines et d’abris bus dans la capitale, qui maintenant s’en prennent à 20 ou 30 et même davantage à un homme seul, sans protection de gros bras autour de lui et encore moins de gendarmerie.

Cela ne ressemble t’il pas à un superbe traquenard organisé alors que le PS Gironde avait appelé à un rassemblement face à « l’Extrême Droite » devant la mairie de St-André de Cubzac, ville où il était attendu ? En réalité c’est une véritable tentative de lynchage qui l’attendait : Moi, dit-il, qui me suis battu pendant 25 ans pour la liberté d’expression dans le monde, il ne m’est jamais arrivé d’être traité comme je l’ai été. Aujourd’hui j’ai été agressé physiquement par des fascistes de gauche, encouragés par le PS, le Modem et les locaux d’En Marche. Les Autorités étaient au courant de cette mobilisation des extrémistes et elles pourtant laissé faire.

On dirait vraiment que la gauche panique devant la détermination de celui qui veut réunir les mouvements de droite pour en faire une seule force. Il est bien connu que la division arrange l’adversaire. Un adversaire qui ne veut surtout pas que la réconciliation des français se fasse sur la base des idées de patriotisme, d’identité et de souveraineté. Robert MENARD, qui d’ailleurs n’est inscrit à aucun parti politique et pas davantage au FN ne peut pas honnêtement être accusé d’extrême droitisme, le FN n’étant d’ailleurs pas extrême mais de droite nationale. La gauche après des propos outranciers et les insultes en arrive à passer à l’attaque et aux voies de fait par le biais de ses supplétifs habituels que sont les gauchistes toujours prêts à en découdre. Elle verrait d’ailleurs avec plaisir la restriction de la liberté de parole pour ceux qui pensent autrement.

Robert MENARD (chez Bourdin) « Ils m’ont frappé, jeté à terre, ils étaient d’une violence inouïe. Cela s’est passé sous les yeux d’élus de gauche qui n’ont pas bronché, ils ont même filmé la scène « Avec pour résultat des commotions multiples et 4 jours d’ITT. Il est évident que quand on pense appartenir au camp du BIEN et de la MORALE, l’autre en face, le récalcitrant est vu comme le mal incarné.

On se rappelle pourtant du cas de Nathalie Koscinsko Morizet, soi-disant agressée par un petit paquet de tracts jetés sur sa précieuse personne de la part d’un homme seul. Ce qui avait suscité un émoi dans toute la presse avec réprobation de toute la classe politique, ce qui prouve bien l’adage « deux poids, deux mesures ». Mais alors pourquoi ce silence radio étourdissant dans les médias quand il s’agit d’un homme comme MENARD ? Aucune condamnation politique sauf dans les réseaux sociaux où l’on en parle. Il reste heureusement la presse alternative sur Internet, accusée de propager des fake news par notre Président et par la presse officielle, mais qui reste seule souvent pour révéler ce que cette presse bien pensante voudrait nous cacher.

Onyx

Elisabeth Lévy : «Les jeunes, c’était mieux avant»

Elisabeth Levy

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – À l’occasion de la parution du dernier numéro de Causeur, «Mouvement étudiant, le printemps de l’ignorance», Elisabeth Lévy a accordé un long entretien au FigaroVox. Elle y défend la méritocratie républicaine et dénonce l’extrême gauchisme culturel qui prospère dans les facs de lettres et de sciences humaines.


Élisabeth Lévy est journaliste et directrice de la rédaction de Causeur. Dans son dernier numéro intitulé «Mouvement étudiant, le printemps de l’ignorance», le magazine Causeur publie une longue enquête sur le mouvement étudiant.


Votre dernier numéro est consacré à la révolte des étudiants dans les universités. Vous titrez: «mouvement étudiant, le printemps de l’ignorance». Les jeunes d’aujourd’hui sont-ils vraiment plus «cons» que ceux d’hier ?

Quand on observe la minorité active et ignorante propager avec jobardise et dans un français pauvret des clichés à deux balles sur «le racisme d’Etat» et «les stéréotypes de genre» on se dit en effet que, les jeunes, c’était mieux avant. Mais pas d’amalgame! Le printemps de l’ignorance dont nous parlons, c’est le mouvement étudiant, et il concerne une micro-minorité qui a réussi à semer le bazar dans les facs de lettres et de sciences humaines. Cependant, il prospère sur un terreau extrême gauchiste qui lui, n’épargne ni les grandes écoles ni les facs de sciences.

Les activistes version 2018 sont-ils «plus cons» que leurs aînés, comme vous le dites joliment? Sur ce point je m’en remets à votre sagacité, après tout c’est votre génération. En revanche qu’ils soient moins bien éduqués, pour ne pas dire plus incultes, est une triste évidence. Ce printemps aura vu la révolte des bac + 0. Ce sont les enfants-rois d’une école qui a habillé d’un jargon ridicule et pompeux son renoncement à transmettre l’héritage au grand nombre. Et bien sûr, ils sont tout aussi conformistes dans la rebellitude que tous leurs prédécesseurs. Ces néo-militants font usage d’un salmigondis prétentieux et creux, rédigé dans une orthographe déplorable comme celle qu’a épinglée le Canard enchaîné dans un dossier de presse de l’UNEF. Le syndicat étudiant y craignait que les femmes choisissent des filières, accrochez-vous, «avec des qualités ou des prérequis dont elles pensent disposer actuellement ou étant à l’heure portée». «Le problème, ce n’est pas notre orthographe», claironne la vice-présidente du syndicat, qui poursuit des études de genre à Paris VIII (Saint Denis). Eh bien un peu, si! Il m’arrive de penser qu’on devrait leur céder et les laisser croupir dans les facs-dortoirs qu’ils semblent tant priser. Mais ce n’est pas de leur faute s’ils sont les enfants d’une école qui semble avoir adopté comme programme la médiocrité pour tous, d’une gauche qui méprise tellement les enfants de pauvres qu’elle a fermé les internats d’excellence et supprimé les bourses au mérite, et de médias qui caressent leurs lubies dans le sens du poil.

Enfin, il y a aussi des phénomènes de reproduction sociale et des injustices contre lesquels il faut se révolter!

Certes, mais pour ces jeunes gens, qui ont tous dû lire la même fiche sur Les Héritiers de Bourdieu (et Passeron), que l’on puisse exiger d’eux, à chaque étape de leur scolarité, des résultats et des acquis correspondants à leur niveau supposé, c’est déjà le comble de l’injustice. La méritocratie, c’est vraiment trop injuste! Cependant, le plus décourageant, c’est qu’une partie de leurs professeurs, au lieu d’être les intercesseurs du réel, les encourage dans leur combat pour le droit au diplôme. Certes, le gouvernement a fait évacuer les facs occupées. Mais outre que l’organisation des examens est très perturbée, on continue, avec la loi ORE et Parcours sup, à entretenir la fiction selon laquelle tout bachelier doit avoir une place en fac. Qui va d’ailleurs de pair avec la fiction d’un bac obtenu par plus de 80 % d’une génération. Et avec cette autre encore, qui selon Marcel Gauchet plait beaucoup aux profs, selon laquelle un doctorat passé à Trifouilly les Oies en vaut un autre, soutenu à la Sorbonne. Tout le monde sait à quoi s’en tenir, d’où la ruée de ceux qui en ont les moyens vers les formations sélectives, souvent privées, comme les «Cathos» de Paris et de province. Mais personne ou presque ne dit la vérité.

Quelle vérité?

La vérité c’est que, dans le monde entier, il n’existe pas une seule formation non sélective qui ait la moindre valeur et que les diplômes qu’ils prétendent obtenir sans effort ne leur serviront à rien. La vérité, c’est que leur combat contre la sélection est un combat contre l’excellence, et contre le savoir. La vérité, c’est que si 80 % d’une génération obtient le bac, seulement 35 % obtient un diplôme d’études supérieures, ce qui signifie que le libre accès est un leurre. La vérité, c’est que la compétition du talent est infiniment préférable à la cooptation de la naissance. Quand on songe à l’idolâtrie que nombre de jeunes vouent aux grands sportifs, incarnation d’un monde ultra-compétitif, il est curieux que l’idée même de compétition soit devenue un objet de détestation et d’effroi. L’idéologie victimaire a fait des ravages dans les esprits: aucun jeune de 18 ans ne se dira aujourd’hui spontanément reconnaissant envers son pays, ni même envers les grands artistes du passé et les merveilles qu’ils nous ont léguées. En revanche, il vous alignera très vite la liste de ce que la collectivité lui doit dès sa naissance, sans qu’il ait lui-même à faire quoi que ce soit: un emploi, un logement, et même aujourd’hui, des enfants. Je caricature bien sûr, beaucoup de jeunes ont encore le goût de l’effort, quand ils ont la chance qu’on le leur ait inculqué. Mais j’ai l’impression qu’en quarante ans, cette mentalité de créanciers a progressé. On a tout de même vu des lycéens manifester pour les retraites….

Faut-il vraiment prendre tout cela au sérieux?

Ce n’est pas parce que c’est cocasse, voire ridicule, que ce n’est pas sérieux. On peut continuer à former les bataillons de sociologues bourdivins dont la France ne saurait se passer, et c’est sans doute ce qu’on fera. Il faudrait cependant rappeler qu’il n’y a plus de Parti socialiste triomphant pour employer tous ces sociologues dans des associations ou des municipalités…

Cependant, le désastre de l’enseignement des humanités – mot qui a d’ailleurs disparu de notre vocabulaire – et des sciences sociales est une affaire sérieuse. La sociologie est bourdivinisée et même sous-bourdivinisée car les épigones du maître n’ont pas son talent, l’histoire boucheronisée (Patrick Boucheron, coordinateur de l’Histoire mondiale de la France étant la nouvelle star de la discipline). Une fois passée la sélection féroce du premier cycle, on assiste, y compris dans les institutions les plus élitistes, au triomphe de l’idéologie et pas de la plus subtile. Et comment le serait-elle, quand son principal article de foi est la haine de ce qui n’est pas elle?

Pouvez-vous la décrire plus précisément?

À moins de considérer comme une pensée la division du monde entre les dominants et les dominés on chercherait en vain une théorie unificatrice. Martine à la fac joue à Nuit debout, c’est-à-dire à la convergence des luttes, de l’écriture inclusive à la Palestine en passant par l’antispécisme et l’indigénisme des études décoloniales. Bref, c’est tous les jours la fête au vieux mâle blanc! La longue enquête sur le mouvement que nous publions révèle notamment que, dans les ex-temples du savoir que sont Normale sup et l’EHESS, des adultes raisonnables doivent écrire en langue inclusive sous peine d’être dénoncés par de petits gardes roses. Et on ne compte plus les séminaires sur les questions de genre ou sur tous les autres thèmes «tendance» sur lesquels se ruent des enseignants et des chercheurs pour être bien vus. On peut se contenter de rire, mais quand on pense à l’histoire de Normale sup et au rôle qu’elle a joué dans la formation des élites, on a le cœur serré.

Vous avez noté le rapprochement entre gauchistes et indigénistes. Cette nébuleuse «rouge-verte» vous inquiète-t-elle?

Oui, car elle témoigne de la dieudonnisation d’une partie de la jeunesse. L’indigénisme et ses théories délirantes sur le colonialisme toujours vivant préparent le terrain au crypto-islamisme qui voit en tout musulman un damné de la terre qu’il faut délivrer de ses chaînes, celles-ci s’appelant en l’occurrence laïcité et racisme d’Etat….

Même le chien Guevara ne vous a pas fait sourire?

Bien sûr que si, ce happening canin était très amusant. Et il prouve que les animateurs du mouvement étudiant sont des enfants de leur temps. En effet, c’est le genre de vidéo qui fait un malheur sur Youtube. Leur talent pour ce genre de choses saute plus aux yeux que leur pertinence politique.

Et les révolutionnaires de Sciences-Po?

Là encore, il faut distinguer le folklore contestationnaire de l’évolution structurelle. Comme me l’a dit un ami étudiant, «à 10.000 euros l’année de cours, les blocages ne durent jamais très longtemps à Sciences Po». En revanche, le succès qu’y remporte le catéchisme progressiste est pour le moins inquiétant. J’ai récemment débattu avec Marlène Schiappa de la «Révolution balancetonporc» à l’invitation de Sciences Po TV. Eh bien dans l’amphithéâtre Boutmy, plein à craquer (pas pour moi, je vous rassure), la personne la plus ouverte à la divergence était la ministre. Quand j’ai dit que, d’après mon expérience, il arrivait qu’une femme dise «non» en pensant «oui», l’assistance s’est étranglée. Cette pruderie est une autre différence, et de taille, entre la génération 68 et la génération 2018. Les émeutes de Nanterre ont commencé par des revendications sur la mixité, aujourd’hui, la pointe avancée du progressisme réclame des réunions non-mixtes et/ou réservées aux «personnes racisées», terme de la novlangue pour désigner les Noirs et les Arabes.

Mais la sélection n’est pas hostile aux enfants des milieux modestes, au contraire! Bien sûr, il faudrait changer beaucoup de choses en commençant par cesser d’accorder le bac à 80% des élèves, car ce bac au rabais ne vaut plus rien et il a entraîné l’université dans sa chute. Mais en attendant, il faut dire à tous les enfants de France qui ont le goût des études qu’ils peuvent réussir par leur travail. Certes, il faut plus s’accrocher quand on vient d’une cité du 9-3 que quand on a grandi à Neuilly. Quarante ans de réformes égalitaires du secondaire ont creusé les inégalités. Et il y a aujourd’hui à Sciences po, Normale sup ou Polytechnique beaucoup moins d’enfants d’ouvriers que dans les années 1980. Cependant, on peut encore arriver, par la volonté, à intégrer des filières d’excellence. Reste à savoir combien de temps elles le resteront.

Par  Alexandre Devecchio pour Le Figaro